
Nous sommes début août.
J’écris dans mon journal que cette rentrée 2026 va être chargée. Un déménagement est sur le point de se confirmer avec tout ce que cela implique, et ce, dans un délai assez court, en pleine rentrée scolaire.
La recherche de logement m’a déjà bousculé à différents égards depuis plusieurs mois et je sens que je vais devoir rester centré pour traverser cette période avec le plus de sérénité possible.
J’écris donc la question : est-ce que je pourrais avoir un coup de pouce ?
La réponse me vient presque aussitôt : crée l’opportunité pour quelqu’un d’autre de vivre cela pour que tu le vives toi-même.
Et cette idée d’un défi quotidien de 28 jours en groupe : prendre un moment chaque jour pour se recentrer, pour nourrir un état d’être serein.
Nouveau format, nouvelle manière de faire et d’être pour cet accompagnement.
Je vais me pousser moi-même en dehors de ma zone de confort avec ce défi.
Et dans l’inconfort, on bouscule certaines croyances, on se remet en question, on est poussé à explorer et à agir sans trop tergiverser.
Le défi s’est terminé en beauté dimanche dernier lors d’un webinaire en direct.
Voici pourquoi ce format aide à la fois à apprivoiser votre mental, à installer de bonnes habitudes et à dépasser vos croyances limitantes.
1. Couper court aux excuses : juste faire
Le mental peut nous distraire, nous inciter à nous disperser, nous faire oublier, ou pire, nous raconter des histoires.
J’ai une petite routine de quelques minutes pour le corps que je fais tous les matins au réveil depuis un an. Souvent, je peux observer mon mental commencer à chercher des excuses pour ne pas la faire :
— Oh, ça va, tu l’as faite les trois derniers jours, c’est ok si tu la sautes aujourd’hui…
— Tu n’as pas bien dormi, tu n’es pas en forme, c’est bon, laisse tomber, tu la feras demain…
— De toute façon, tu vas faire ta session de sport demain, ce n’est pas la peine…
— …
Je sens à quel point cela peut être très facile d’écouter et de suivre ce genre de dialogue intérieur dès qu’il commence.
De me laisser embarquer dans une histoire (parfois très convaincante !) pour ne pas faire ce que j’avais dit que je ferais.
Plus on l’écoute, plus on doute. Moins on agit, plus il parle.
Ma solution ? Juste faire.
Je me lève, je me passe de l’eau sur le visage et je fais ma routine tout de suite : « comme ça c’est fait ! »
Et mon mental n’a pas le temps de commencer sa présentation PowerPoint avec 156 diapositives pour m’expliquer toutes les raisons pour lesquelles je ne devrais pas faire ma petite routine de quelques minutes.
D’autant que je passerais plus de temps à écouter sa présentation et à tergiverser qu’à juste faire ma routine…
2. Faire du mental un allié qui coche des cases
Mais encore mieux !
On peut utiliser son mental comme un allié, comme un gardien d’une discipline choisie, pour peu que l’on connaisse un minimum son mode de fonctionnement propre.
Quand j’étais petit, je comptais les jours avant les vacances, avant Noël, avant mon anniversaire.
Je cochais une case sur une feuille de papier à côté de mon lit, je mesurais la progression, je suivais jour après jour, etc.
Mon mental adore ça.
Alors, je m’en sers pour mettre en place des habitudes à travers des défis, suivre la progression et cela marche plutôt bien !
Vous lisez le 333ᵉ article publié sur ce site depuis 2018, à raison d’un par semaine.
Ça n’a pas été parfait, loin de là. Les plus rapides en maths auront vu que le nombre de publications ne couvre pas les huit années écoulées.
Ça n’a pas besoin d’être parfait.
— J’ai oublié de publier un article la semaine dernière ? Mince ! Tant pis, j’en écris un cette semaine !
Comme je l’ai dit pendant le défi de 28 jours, si vous ratez une fois (ou même plusieurs), ce n’est rien : ce qui compte, c’est aujourd’hui. Allez-vous reprendre ?
Et à la fin, si vous n’avez fait que la moitié d’un défi, 14 jours sur 28 par exemple ?
Eh bien, c’est toujours beaucoup mieux que rien du tout !
3. Repousser ses limites, un jour de plus
En 2015, je m’étais lancé le défi de courir le semi-marathon d’Auckland en Nouvelle-Zélande.
À l’époque, je n’étais capable de courir que 10 minutes ; au-delà, je crachais mes poumons tellement je n’avais pas d’endurance.
J’ai donc commencé un entraînement sur six mois, à raison de deux fois par semaine.
Et chaque semaine, j’étais étonné.
Je courais 15 minutes au lieu de 10 — ah ben, je suis capable de courir 15 minutes, dis donc !
Je courais 20 minutes la semaine suivante — ah tiens, je suis capable de tenir 20 minutes !
Puis même étonnement avec 30 minutes, 40 minutes…
Quand j’ai passé le cap de l’heure de course, c’est tout un pan de croyances limitantes qui s’est effondré.
Si vous avez réussi à faire 14 jours d’un défi de 28 jours, eh bien, la prochaine fois, vous serez probablement capable de faire 15, 16 ou même 20 jours du défi.
Toujours pas parfait, mais une très belle progression !
Et les résultats suivent.
Si vous êtes allé au bout d’un défi de 28 jours, alors un défi de 35, 40 ou 50 jours est à votre portée d’un seul coup, vous ne trouvez pas ?
Et si on poussait la réflexion plus… près.
Disons que vous n’avez jamais médité. Vous sentez bien que ça pourrait vous faire du bien, mais vous avez du mal à vous y mettre.
Vous pouvez commencer avec un défi de… 1 jour.
Oui, juste 1 jour, juste méditer une fois.
Car toute bonne habitude commence par une première fois, au-delà des histoires du mental, simplement dans l’élan de choisir ce qui est bon pour vous, en conscience, ici et maintenant.

Éclaireur
Éclaireur de chemin, j’apporte de la lumière sur notre expérience de vie pour toujours plus de conscience sur nos pensées, sur notre cheminement, sur qui nous sommes vraiment.
(pour en savoir plus sur mon cheminement, lire qui suis-je ?)





