Vous vous demandez peut-être comment j’utilise l’IA, l’Intelligence Artificielle, sur ce site, dans ce que je publie.
J’ai écrit une histoire à propos de l’IA qui pouvait laisser penser que j’étais contre l’IA ou du moins qu’elle allait être (était déjà ?) utilisée pour de « mauvaises » raisons, pour tromper, mentir, manipuler, etc. Sans pour autant nous mener à un résultat catastrophique !
En réalité, je pense que comme tout outil, cela dépend de l’intention que l’on y met, on peut faire du bien ou du moins bien, ce n’est pas l’outil en tant que tel qui définit cela, mais l’utilisation qu’on en fait.
Certes, l’outil aujourd’hui est devenu très puissant, très accessible, et il peut y avoir beaucoup de débordements, d’expérimentations qui n’iront pas forcément dans le sens le plus élevé pour l’humanité. Il y a aussi beaucoup d’applications qui vont et iront dans le bon sens, c’est-à-dire qui contribueront au monde de manière positive.
Je crois même que l’IA pourra aider à l’élévation des consciences, en nous aidant à prendre conscience de nos pensées, de nos émotions, sans filtre, sans croyance, sans biais, sans émotion … C’est peut-être déjà le cas, ou peut-être qu’on n’y est pas tout à fait encore …
Est-ce que j’utilise l’IA pour écrire ?
J’ai beaucoup de joie à écrire, c’est une manière de méditer pour moi, de canaliser certains messages, pour moi-même et pour ceux qui me lisent.
Je n’ai pas de problèmes d’inspiration généralement, j’ai des tas d’idées d’articles en stock, et plusieurs qui me viennent par semaine, et ce depuis des années.
Je ne me sers donc pas de l’IA pour trouver des idées d’articles, ni pour les développer.
J’ai longtemps cru que je n’étais pas fait pour écrire.
Quelques remarques et commentaires au collège ont enterré mon envie d’écrire pour deux décennies ou presque. Finalement, ça a fini par ressortir, ouf !
Mais il en resté un auto-jugement sur mon style, mes tournures de phrases, mon vocabulaire, que je trouvais et trouve encore parfois « pas très littéraire ». Je pense que ça manque parfois de poésie, d’élégance … c’est très « oral » comme style.
Quand l’IA est arrivée, cela faisait déjà plusieurs années que j’écrivais sur ce site, mais j’ai vu ça comme une opportunité de compenser mon manque perçu de style … alors ni une ni deux, j’ai testé !
J’écrivais un article et je l’envoyais à l’IA pour qu’elle remette du « style » dans tout ça.
Les premières fois, il y avait un effet « wow », c’est vrai !
Parfois, l’article était entièrement remanié.
Au point que je me suis demandé s’il y allait encore avoir un intérêt à ce que j’écrive tellement l’IA était capable de générer des textes tout à fait pertinents et « bien » écrits.
J’ai dû ainsi tester d’écrire quelques articles avec l’IA mais quelque chose me gênait.
Je repassais dessus quand même, je revenais à d’anciennes tournures de phrases.
Car sinon ce n’était plus vraiment « moi ». Quelque chose s’était perdu en cours de route.
J’ai continué à tester mais de moins en moins à utiliser ce que me proposait l’IA.
Et j’ai commencé à apprécier de plus en plus mon « style », laissant de côté les jugements que je pouvais avoir dessus.
Quelque part l’utilisation de l’IA m’a permis d’apprendre à apprécier mon style pour ce qu’il est.
Au final, j’ai très vite arrêter d’utiliser l’IA pour le contenu de l’article.
Titre et description des articles
Il y a deux éléments pour lesquels je peux encore utiliser l’IA.
Les titres d’articles : souvent ça me vient naturellement assez facilement, d’autres fois, beaucoup moins et donc je demande à l’IA de me proposer des titres. C’est une manière de « brainstormer », de chercher des idées qui peuvent être plus accrocheuses et donner envie de lire. Au début, je reprenais l’une ou l’autre proposition telle quelle, puis de moins en mois, car encore une fois ça ne me correspondait pas complètement. Aujourd’hui, je garde une idée, une formulation ou un mot mais je fais ma propre sauce le plus souvent.
Les descriptions d’articles : c’est une sorte de résumé en une phrase de ce que contient l’article. C’est ce qui s’affiche sur les moteurs de recherche en dessous du titre. C’est là où j’ai utilisé l’IA le plus souvent, même si de moins en moins au fur et à mesure aussi. Je pars du principe que comme la description est utilisée principalement par des robots (de moteurs de recherche), autant utiliser un robot pour la générer, il saura bien mieux que moi parler à un autre robot 😄.
Vous savez tout sur la partie texte des articles.
Parlons de la partie visuelle !
Images d’illustration sur le site
Pour ce qui est de l’inspiration, avant le texte, j’ai souvent l’image.
Quand j’écris une histoire par exemple, je la vois d’abord dans ma tête, comme une scène de film au cinéma.
La transcrire en mot est parfois frustrant car cela ne représente pas l’expérience visuelle que j’ai dans ma tête !
(Pour cette histoire, par exemple : Une goutte de lumière pour guérir les cœurs )
J’ai donc envie d’ajouter un complément pour illustrer chacun des articles, et j’ai souvent une image (très) particulière en tête.
J’utilise donc les bibliothèques d’images en ligne pour en chercher une qui correspond.
Pour trouver une image qui me convient, j’y ai passé, l’une ou l’autre fois, autant de temps que pour écrire l’article !
J’y accorde peut-être trop d’importance mais c’est plus fort que moi.
Quand je vois que j’y ai passé trop de temps, je me résous à prendre une image un peu banale, avec grande déception (d’ailleurs l’image de l’histoire de la goutte de lumière est un bon exemple de cette déception …).
Vous voyez où je veux en venir …
Quand l’IA est arrivée avec sa génération d’image, je me suis dit que c’était peut-être la solution !
Encore une fois, mon intention n’est pas d’illustrer pour illustrer. J’ai une image en tête, qui me permet de poser un contexte visuel avant la lecture de l’article.
Donc générer une image banale « lambda » avec l’IA n’a pas d’intérêt pour moi.
J’essaie de générer ce que j’ai en tête.
Si je peux trouver une photo authentique qui correspond, c’est généralement ce que je prends, car il y a une énergie, une vibration particulière.
J’ai d’ailleurs utilisé plusieurs fois mes propres photos (avec leur qualité relative …). Je trouve qu’elles sont encore plus impactantes car véritablement authentiques ; elles me correspondent d’autant plus que c’est moi qui les ai prises.
Il y a des cas, où c’est impossible de trouver ce que j’ai en tête.
Prenons par exemple, l’histoire suivante : Les dossiers de l’âme : quand la vérité libère
J’ai généré une image avec l’IA et qui correspond à 90% à ce que j’avais en tête : un décor de bureau un peu traditionnel avec des anges qui discutent de dossiers. J’aurais voulu faire plus en rapport avec l’histoire encore, mais cela me suffisait pour poser un décor.
Je vous mets au défi de trouver une image de ce type sur une bibliothèque d’images gratuites en ligne !
J’ai expérimenté pendant plusieurs mois avec quelques « bons » résultats mais surtout des grandes frustrations.
Vu le temps passé, je suis revenu à des images de bibliothèques, quitte à ce qu’elles soient un peu plus banales.
Les choses évoluant vite, je teste de nouveaux outils, avec de meilleurs résultats.
Meilleurs dans le sens où cela correspond à la vision que j’ai en tête en premier lieu au moment de l’écriture.
Donc oui, j’ai utilisé quelques fois de l’IA pour les images, et je pense encore l’utiliser tant que cela reste fidèle à mon idée et mon intention d’origine.
Conclusion
Si je vous écris tout ça, c’est pour être au clair avec moi-même et ainsi être transparent avec vous qui me lisez et me suivez depuis des années parfois !
Si j’utilise l’IA c’est non pas pour prétendre être quelqu’un que je ne suis pas avec des compétences ou des talents que je n’ai pas, mais pour amplifier mon intention d’origine, diffuser plus efficacement un message, une idée, une vibration.
J’expérimente, je teste, je fais des erreurs, j’ajuste mais j’essaie surtout de faire attention à garder l’intention la plus alignée à chaque fois.
Sentez-vous libre de partager votre avis dans les commentaires ci-dessous.
Je suis touché, par votre texte et par cette transapatence à utiliser l’IA.
Pour l’avoir utilisé à l’occasion et oû je me sentais tricher, votre texte me rréconforte. Je peux utiliser l’IA comme un outil rant que je me reconnais dans la suggestion que l’IA.
Merci!
Pour ne rien vous cacher, j’ai une sainte horreur des images générées par IA, je ne sais pas, c’est comme ça … Je suis graphiste maquettiste en agence de communication et illustrateur freelance (instagram : @jeanlemoal – @urbanimaljean — site : https://jeanlemoal.wixsite.com/paint) alors en agence je vois bien évidemment les nouvelles créations sortir de plus en plus générées par IA, aussi par ce que les annonceurs le demandent essentiellement pour raisons économiques. Mais je constate la pauvreté de ces nouvelles créations, qui parfois peuvent me donner la nausée vraiment (faudrait peut-être que j’en parle à mon psy…). Néanmoins je conseille aux jeunes que je côtoie au bureau de savoir maitriser ce nouvel outil, ne serait-ce que pour décripter les fausses images. Quand j’ai commencé dans ce métier il y a plus de 40 ans, il n’y avait pas d’ordi sur les bureaux, donc on faisait tout à la main et on arrivait à séduire les clients avec un simple crayonné voir un rough en couleur dans le meilleur de cas pour les grandes campagnes de pub : bref on était créatif, on travaillait de concert avec un concepteur rédacteur mais aussi un commercial qui était en lien direct avec l’annonceur.
Pour en revenir à votre sujet, si je prends le visuel « les dossiers de l’âme. Quand la vérité libère » je trouve ce visuel à mon goût sans vie, il lui manque peut-être le supplément d’âme que lui donnerait une photo ou un dessin même crayonné, même mal réalisé … Donc pas d’IA pour moi, salutations et au plaisir de lire votre prochaine newsletter.
jean
Merci Jean pour votre réponse.
Je comprends votre point de vue, et j’ai peut-être une impression similaire pour les articles écrits avec de l’IA. Pour certains sujets, ça n’a pas d’importance, pour d’autres, je trouve le texte sans âme.
Ça dépend peut-être donc du contexte.
Donc je comprends tout à fait pour ce « supplément d’âme » dont vous parlez pour les images.
Dans mon cas, c’est le texte qui compte le plus, l’image est au service du texte, je pourrais m’en passer, je pense.
L’image est donc un plus.
Pour ce plus, je n’ai de toute façon pas la capacité de faire appel à un graphiste, ni en temps, ni en budget, pour une publication hebdomadaire.
Mon choix, si je veux illustrer mon article pour donner une certaine touche, se réduit donc à une bibliothèque d’images ou à une image générée par IA. Dans ce dernier cas, il faut que le résultat soit suffisamment pertinent pour compenser l’idée que c’est généré avec l’IA, il faut que « ça vaille le coup », sinon, je préfère me rabattre sur une image plus authentique.
Hélas je ne lis pas grand chose…
Vous êtes quel signe astrologique avec quel ascendant? Lion, gémeaux, taureau?
Voilà ce qui m’intéresse!
Cordialement.
Marguerite