La satisfaction du plaisir d’avoir de la joie

« Vous confondez plaisir et joie ! », me fait-on remarquer.

Je donnais l’exemple de la joie que ça me procure de manger une glace.

Après tout, cela dépend de ce qu’on entend par plaisir, par joie, par satisfaction …

Chacun sa définition.

Alors peut-être que je n’étais pas assez clair.

On a beau utiliser les mêmes mots, qu’est-ce qu’on entend vraiment derrière ?

Demandez à un groupe de 10 personnes ce qu’elles entendent par « liberté » et vous aurez 10 définitions différentes !

Chaque mot est porteur d’une expérience, d’une énergie, d’émotions, d’associations d’idées pour chacun, et le sens peut donc être différent.

En y réfléchissant bien, c’est l’un des plus gros problèmes de communication de nos jours, vous ne croyez pas ?

Dans les couples, dans les familles, avec les collègues, les amis, …

On ne prend pas le temps de définir les concepts et on suppose que tout le monde parle de la même chose.

Alors, voici mes définitions de satisfaction, plaisir et joie !

(I can’t get no) satisfaction ! (air connu)

La satisfaction, pour moi, c’est quelque chose de très mental, de très intellectuel, souvent lié au passé.

Je me fais une todo-list pour la journée, une liste de choses à faire, et lorsque, à la fin de la journée, j’ai tout coché, alors je « ressens » de la satisfaction, parce que j’ai fait tout ce que j’avais à faire.

C’est assez fugace et surtout cela reste superficiel, ça reste dans la tête.

C’est comme si on attendait l’approbation d’un parent.

Pour moi, quand ça arrive, ça n’a pas de substance, c’est vide.

Dans mon ancienne vie professionnelle dans l’informatique, j’avais un agenda géré au quart d’heure près pendant des années.

Certes, j’étais efficace et satisfait du travail accompli mais ça n’a pas suffit très longtemps pour combler un vide de sens …

Pour le plaisir (encore un)

Le plaisir, c’est lié au corps, que ce soit à travers la nourriture ou le contact physique intime par exemple.

Je peux prendre beaucoup de plaisir à manger du chocolat … mais jusqu’à m’en rendre malade.

Je peux compenser le manque d’affection avec des aliments très sucrés parce que je recherche de la douceur, de l’affection que je ne trouve pas autrement, ou bien pour me réconforter lorsque je dois faire face à différentes émotions difficile à gérer.

Le plaisir c’est lié au corps et donc c’est connecté au moment présent mais souvent ça s’arrête trop vite et on ressent un manque.

Y’a d’a joie ! (le dernier, promis …)

La joie, c’est un sentiment profond, on sourit sans s’en rendre compte, le corps a une énergie particulière, il a envie de danser tout seul !

C’est une joie profonde, dans le moment présent, ici et maintenant.

On ne s’en rend pas compte, on oublie tout le reste, certains appellent ça le « flow » également.

Nous sommes présents à nous-mêmes, ancrés, vivants !

C’est la joie de l’enfant qui rit sans raison, qui saute à s’en épuiser sur un trampoline ou qui lève les mains en l’air en glissant sur un toboggan (ce que je fais aussi !).

C’est une joie divinement intense, porteuse d’une énergie positivement contagieuse !

« Ah qu’est-ce que je me sens bien ! », se dit-on, en étant nous-mêmes surpris.

Et cette joie, c’est notre boussole, notre compas intérieur qui nous permet d’avancer sur notre chemin de vie.

Et bien sûr, il est possible de créer ces moments de joie !

L’un n’empêche pas l’autre !

Alors, avec tout cela, il est aisé de confondre quand on n’a pas l’habitude mais est-ce que c’est vraiment soit l’un soit l’autre ?

Et bien non justement !

  • N’est-il pas possible d’accomplir un travail et de ressentir de la joie ?
  • N’est-il pas possible d’avoir du plaisir et en même temps de la joie ?

C’est d’ailleurs pour ça que c’est difficile de faire la part des choses et d’apprendre à reconnaître la joie quand on la vit !

Apprendre à la reconnaître vous permet de recréer des expériences qui vous mettent en joie, à la demande !

Et pour ma part, j’ai une manière parmi d’autres qui a créé beaucoup de confusion pour moi.

Je suis un gourmand.

J’aime les pâtisseries, les gâteaux des boulangeries, et surtout, j’aime les glaces !

Oui, j’avais une addiction au sucre et j’ai considérablement réduit la dose.

Mais en me coupant complètement ou presque du sucre (pendant deux semaines), je me suis rendu compte que je me coupais de certains moments de joie également.

J’ai compris qu’avoir une bonne glace était une expérience pour moi qui m’apportait de la joie.

Sortir une glace du congélateur me fait plaisir mais ne m’apporte pas de la joie.

En revanche, quand je vois, assis en terrasse, arriver la coupe de glace, avec sa chantilly et la petite touche décorative, je retrouve en moi le gamin qui trépigne sur sa chaise en prenant sa cuillère !

C’est la joie de l’expérience, comme celle que j’ai quand je glisse en snowboard à la montagne, que je roule en trottinette ou que je descends en toboggan avec mes filles (ou tout seul 🙂 ).

Donc faites la part des choses, apprenez à vous connaître.

Et rappelez-vous, nous sommes tous différents, ce qui est vrai ou ce qui marche pour l’un n’est pas forcément valable pour un autre !

Pris en flagrant délit de joie
Pris en flagrant délit !

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9 commentaires

  1. Bonjour Jean-Philippe !
    moi aussi j’aime beaucoup les coupes de glace surtout avec du coulis…
    As-tu remarqué que tu ressembles beaucoup au Docteur House ? c’est réel ! et ça me fait plaisir car au moins en tant que Jean-Philippe tu ne touches pas à la drogue.
    Je te remercie pour ta photo, pour ton goût pour les glaces, pour ton sourire et tes messages.
    Portes-toi bien, prends soin de toi.
    Amicalement,
    C.D.

  2. satisfaction, joie, plaisir nous le vivons tous différemment suivant les situations de chacun…car on est tous différents justement… il y a des personnes qui vont s’enthousiasmer là ou d’autres ne le ferons pas.. et il y a des gens qui ne vont pas comprendre pourquoi tu souris devant une glace!! par exemple! les réactions peuvent être différentes d’une personnes à une autres.
    je pense que l’on peut ressentir tous ça en même temps… et le fait d’avoir tenu 2 semaines sans sucre réveil des émotions cachées,enfouis et qui refont surface à ce moment là!oups ! d’ ou la très grande satisfaction et de l’immense bonheur de manger cette gourmandise au bout de 2 semaines..
    j’espère qu’elle était bonne!:)…ta glace!
    Isa

  3. Justement Jean-Philippe, de lire votre mail m’a rendue joyeuse, parce qu’il y a de la joie simple dans ce que vous écrivez.
    C’est fragile la joie.
    Un poids très lourd a été enlevé de ma vie pour plusieurs semaines ou mois. J’en’ai ressenti une vraie joie plusieurs jours de suite, semblable à ce que vous décrivez.
    J’ai retrouvé pendant plusieurs jours la légèreté perdue depuis longtemps.
    Être en contact quelques minutes avec le « poids » ce matin a eu raison de cette joie.
    Et vous venez de la ranimer. Merci à vous,
    Chantale

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