Nous sommes tous des super-héros et ça nous épuise

Tous des super héros !

Au cours des 12 derniers mois, j’ai expérimenté différentes « configurations de vie » :

  • seul
  • en couple
  • seul avec mes filles
  • en couple avec mes filles
  • seul avec d’autres personnes
  • en couple avec d’autres personnes
  • en France
  • à l’étranger
  • en ville
  • ou à la campagne

mais quelque soit la configuration, la vie est rythmée par une même routine, les mêmes besoins reviennent, les mêmes nécessités doivent être comblées :

  • faire les courses
  • cuisiner
  • éduquer, instruire
  • nettoyer, ranger
  • jardiner
  • soigner
  • bricoler
  • réparer
  • budgéter, planifier
  • entretenir

et le fonctionnement de notre société nous a poussé à devoir faire face à tous ces besoins, ajoutant même une pression latente comme si nous devions être des experts sur tous les sujets :

cuisiner : quoi cuisiner, comment conserver, réutiliser les restes, cuire les aliments sans détruire les nutriments, mélanger les saveurs, créer des repas équilibrés, en fonction des goûts, ne pas gaspiller, …

faire les courses : il faut avoir un bac +5 maintenant pour lire les étiquettes des produits, avec spécialité chimie, comment choisir les fruits, les légumes, quelles valeurs nutritives pour moi, pour les autres, selon la saison ou non, bio, pas bio, …

soigner : en mode préventif, quels compléments alimentaires, quelle routine pour renforcer son système immunitaire, quels besoins, pour qui, à quel moment de l’année, et puis pour ceux qui n’aiment pas trop aller chez le médecin ou prendre des médicaments, quelles solutions naturelles et comment les préparer, pour quels problèmes, …

éduquer, instruire : pour les enfants certes mais aussi pour soi-même, comment apprendre, comment enseigner, comment éduquer, comment transmettre des valeurs, comment évoluer soi-même pour montrer l’exemple, comment aider l’autre à évoluer, en respectant son rythme, ses envies, qui elle est, …

jardiner : avoir la « main verte », s’occuper d’un jardin, planter, cultiver, créer un potager, prendre soin des plantes, récolter, à quel moment, à quel endroit, avec quelle exposition, comment arroser ou non, protéger les récoltes, maintenir un écosystème naturel équilibré, …

bricoler : quels outils pour quels usages, quelles techniques petites ou grandes, coudre, réparer, quelles matières ou matériaux pour quels usages, recyclables ou pas, durables ou pas, électricité, plomberie, je ne parle même pas de gros travaux, mais simplement des petits problèmes quotidiens à gérer, …

entretenir : la maison, l’appartement, les appareils, les meubles, l’intérieur, nettoyer avec quels produits, quelle efficacité, entretenir la voiture, les vélos, l’ordinateur (!), …

gérer l’administratif : gérer un budget, anticiper l’imprévu, les coûts de réparation, d’entretien, planifier les différentes tâches du foyer, investir intelligemment et éthiquement, choisir une assurance, une mutuelle, remplir une déclaration d’impôts, gérer les rendez-vous santé, …

Et tout le reste …

Bon, vous avez compris l’idée, mon but n’est pas de faire l’inventaire détaillé mais de prendre conscience de tout ce qui est attendu de nous dans le modèle selon lequel notre société fonctionne.

Certes, il y a des choses qu’on peut rayer, ou déléguer, repousser ou éviter mais j’imagine qu’il y en a beaucoup à ajouter également.

« Ben alors, t’es pas ingénieur ? »

Si vous regardez bien, chacune de tâches pourrait faire l’objet d’un métier et donc d’une expertise.

Et encore !

Etant étiqueté comme « ingénieur en informatique », on me demandait souvent de réparer des ordinateurs, mettre en place des réseaux wifi, installer une imprimante, corriger un problème sur un site web, …

Mais, y’a plein de trucs que je ne savais pas faire ! Ce sont des compétences différentes. D’ailleurs, à l’échelle d’une entreprise, ce sont même des métiers différents : ingénieur réseau, administrateur système, développeur web, …

Et quand je disais que je ne savais pas faire, on me faisait la remarque :

« Ben, t’es pas ingénieur en informatique ? »

Quoi qu’il en soit, quand on réfléchit à sa vie idéale, on aimerait souvent bien pouvoir englober tous ces aspects d’une manière ou d’une autre : bien se nourrir, bien entretenir son chez soi, bien se soigner, être un bon parent, …

Bref, être ce super-héros ou cette super héroïne !

Mais …

  • Est-ce que c’est juste ?
  • Est-ce que c’est sain pour soi et pour les autres ?
  • Est-ce que c’est une énergie bien dépensée ?
  • Est-ce que c’est aligné avec un épanouissement personnel ?

Bon, vous devinez ma position sur le sujet :-).

Comment en est-on arrivé là ?

La suite est sans prétention aucune, je ne suis ni sociologue, ni historien !

D’après moi, il faut mettre ça en parallèle de l’aspect matériel dans nos vies.

Un pour tous, tous pour … en avoir un

L’évolution de notre société nous a poussé vers l’individualisation, notamment matérielle.

Nous déconnectant, en passant, de l’autre, d’un esprit collectif, ou d’un point de vue plus élevé, de cette conscience de cette connexion spirituelle aux autres.

On a fait passer le matériel avant des valeurs plus humaines voire spirituelles …

Oui bon, pour l’instant faut que je gère ma tondeuse en panne !

J’ai essayé de la réparer, mais je n’ai pas compris, j’ai appelé un réparateur et le coût est bien supérieur au rachat d’une nouvelle …

Et puis ça m’emm*rd*, de toute façon, je déteste tondre la pelouse, alors perdre du temps, de l’énergie et de l’argent là-dessus …

A tout individualiser, on a inventé plein de manières d’occuper sa vie avec tout un tas de choses qui, la plupart du temps, drainent notre énergie.

Chacun son logement donc, sa voiture, sa machine à laver, sa douche, sa télé, ses meubles, sa tondeuse, ses outils, ses réserves, son jardin, sa connexion internet, ses livres, …

A force d’avoir ses trucs pour soi, on se retrouve à tout devoir gérer tout seul (ou au mieux en couple), et à devenir expert dans tous les aspects parce sinon le jugement direct ou indirect attend au coin de la prochaine discussion ou de la prochaine émission de radio :

« Parce que t’as vu, le voisin, lui, il a un super potager, t’as vu tout ce qu’il a récolté ? »

« Le cousin, lui, il investit comme un chef, regarde ils se sont payés des vacances au soleil grâce à ça … »

« C’est important de bien manger, de vous nourrir avec des produits sains qu’il faut apprendre à reconnaître … »

« L’éducation de vos enfants est cruciale, vous devez les comprendre, les accompagner dans leur développement intellectuel, psychomoteur, émotionnel, … »

« Vous devez investir en bon père de famille, gérer votre risque, gérer votre argent de manière responsable, … »

Cela peut être difficile de ne pas comparer dans une société qui compare tout le temps, ou qui vous fait culpabiliser de ne pas connaître la dernière étude sortie qui vous apprend à mieux prendre soin de votre hygiène bucco-dentaire en inclinant votre brosse à dents de 30° au lieu de 35° !

Alors, heureusement, il existe déjà de belles initiatives mais j’ai l’impression que ça reste encore anecdotique, sinon on aurait bien moins de produits à usage individuel dans les magasins.

Au final, si on veut s’adapter à cette société, on doit devenir des super-héros en tout, on va passer notre vie à acquérir toutes ces compétences par la force des choses, sur le terrain quand on rencontre le problème.

On est occupé constamment avec le quotidien, les problèmes à résoudre, l’entretien ici et là, de ceci et de cela.

Et ça épuise, psychologiquement, physiquement, spirituellement …

On s’oublie complètement, le temps passe, et la vie nous emporte dans un tourbillon …

Distinguer le besoin de la réponse au besoin

Encore une fois, l’expérience nous permet de mieux prendre conscience des choses, de nos besoins véritables, et de nos envies.

Depuis que je suis devenu nomade il y a 2 ans, j’ai pris conscience que je n’avais pas tant besoin de posséder quelque chose qui me permettait de répondre à un besoin, que de répondre à un besoin :

  • Je n’ai pas besoin d’avoir un logement, j’ai besoin d’un endroit où dormir
  • Je n’ai pas besoin d’avoir une voiture, j’ai besoin de me déplacer
  • Je n’ai pas besoin d’avoir un bureau, j’ai besoin d’un endroit où travailler
  • Je n’ai pas besoin d’un jardin, j’ai besoin de pouvoir aller me promener en nature

Au début, j’avais un pied à terre et selon mes déplacements, je prenais plus ou moins d’affaires.

Au bout d’un an à ce rythme, j’ai pris conscience que j’utilisais toujours les mêmes : vêtements, accessoires, équipements, … et que le reste prenait la poussière …

Si au bout d’un an, je ne m’en étais pas servi, il y avait peu de chances que je m’en serve dans l’année qui suivait.

Et en attendant, l’objet prend la poussière, se détériore et le jour où j’en aurais besoin ne fonctionnera peut-être plus, aura pris l’humidité à la cave ou aura été marqué par la poussière, le rendant inutilisable !

Alors, quand j’ai commencé à faire du tri, du vide, j’ai revendu certaines choses – ce qui est chronophage et pas nécessairement hyper rémunérateur – et j’ai beaucoup donné, ce qui, étonnamment, n’est pas nécessairement plus facile.

Malgré beaucoup de tri au cours des dernières années, je me retrouvais encore avec pas mal d’accessoires informatique y compris récents, le genre de matériel dont on ne se sert que de temps en temps, et qui n’est pas crucial mais qui dépanne bien quand on bidouille tous les jours !

Je rassemble donc ces accessoires et je me rends à la petite boutique de dépannage informatique au coin de la rue.

Je leur montre la boîte avec différents câbles, adaptateurs HDMI et autres accessoires et je leur dis que j’aimerais leur donner parce que je ne m’en sers plus et qu’ils en auraient probablement beaucoup plus l’usage que moi.

Il y a eu un silence.

Difficile de donner ou recevoir ? les deux mon capitaine !

Ils m’ont regardé avec des grands yeux écarquillés.

Dans le doute, je leur confirme que tout fonctionne, et je leur dis que je vais déménager et que je n’ai pas envie de mettre ça à la poubelle, que ça peut bien servir à quelqu’un qu’ils connaissent ou pour eux-mêmes.

Et c’est seulement après un silence, qu’ils ont commencé à bredouiller qu’ils allaient les prendre.

Sur le coup, je n’ai pas compris.

Qui mieux qu’un magasin d’informatique pourrait avoir l’usage d’accessoires informatiques récents, fonctionnels et gratuits !

Et puis, je me suis rendu compte après avoir fait l’expérience à plusieurs reprises pour différentes affaires que c’est plus une question d’état d’esprit :

Si je n’ai plus besoin de quelque chose, autant que quelqu’un d’autre en profite.

Et en sens inverse :

Je suis prêt à accepter de recevoir quelque chose d’utile pour moi gratuitement quand quelqu’un d’autre n’en a plus l’usage.

C’est prendre conscience, qu’on ne manque de rien, qu’il y a assez, c’est passé d’un sentiment de peur à un sentiment de sérénité et d’abondance.

Alors, oui, encore une fois, il y a des belles initiatives déjà, pour prêter, louer, recycler, réutiliser.

Je ne sais pas si vous êtes allé-e voir une déchetterie récemment mais c’est là qu’on se rend le mieux compte du gaspillage et de la mauvaise utilisation des ressources …

Il y a encore besoin d’élever les consciences, c’est surtout une question d’état d’esprit collectif et une prise de conscience individuelle et d’action individuelle :

  • est-ce que j’ai vraiment besoin de ceci ou cela ?
  • est-ce que j’accumule des choses dans ma cave, mon grenier, mon placard ?
  • pourquoi est-ce que je fais cela ? quel est le besoin derrière ?

Souvent, on prend conscience de certains comportements quand on doit déménager ou vider sa maison ou celle d’un proche.

Les parents et grands-parents ont accumulé, accumulé, accumulé … et c’est un comportement alimenté par la peur du manque (souvent lié aux conditions de vie pendant la seconde guerre mondiale).

Donc, est-ce que posséder, cela ne reviendrait pas à avoir peur, au fond ?

Une croyance limitante collective

Imaginons un instant une société où les ressources seraient mieux réparties et mieux utilisées, partagées de manière intelligente, en fonction des envies et des besoins de chacun.

Imaginons une société où chacun, individuellement, n’aurait plus besoin d’être un super-héros dans tous les aspects de la vie …

Imaginons que l’on puisse se consacrer à ce pour quoi on est bon naturellement, et au lieu d’exprimer ce talent ou ces talents pour soi, ils seraient exprimés à un niveau plus large, plus collectif.

Je connais des personnes qui adorent cuisiner, et qui adorent encore plus cuisiner quand il y a plus de monde pour qui cuisiner.

Juste pour elles-mêmes, ça les embête plus qu’autre chose.

Je connais quelqu’un, son truc, c’est de ranger la cuisine, c’est son dada, c’est presque méditatif.

De même pour le jardinage, la couture, le bricolage, ou la paperasse (si si j’en connais aussi !) … chacun son truc.

Et « bizarrement », partager ce talent, cette envie pour d’autres personnes, c’est un vrai plaisir pour elles !

Mais quelque chose bloque au niveau collectif et donc au niveau individuel.

Il y a une croyance forte que le partage « réduit ».

Si je partage un gâteau alors chacun aura une part plus petite que le gâteau (la fameuse « part du gâteau ! »).

Alors, certes, pour certaines choses, c’est vrai, les mathématiques l’emportent, impossible d’argumenter ! 🙂

Le problème, c’est quand on part de ce constat et qu’on généralise !

Il y a un contre-exemple beaucoup utilisé dans le développement personnel, c’est la flamme d’une bougie.

Si je partage la flamme de ma bougie avec ta bougie, on aura chacun une flamme de bougie. Le partage augmente en quelque sorte.

C’est bien beau, mais pour des choses plus concrètes ? :-).

Alléger le côté matériel = perte de confort ?

J’ai découvert le concept de co-living en 2018.

Vous connaissez peut-être le co-working, des espaces où notamment des travailleurs indépendants peuvent partager des bureaux et des ressources (salle de réunion, imprimante, connexion internet, …) ?

Et bien, le co-living, c’est simplement étendu à la vie au sens large.

Autrement dit, vous partagez des espaces communs, salon, cuisine, espace calme pour travailler, espace extérieur et vous gardez un espace privatif qui correspond à votre besoin (d’un simple lit avec rangement à une chambre individuelle avec salle de bain privative).

Alors, bien entendu, c’est prévu et agencé pour cela.

Si l’espace de co-living est prévu pour 16 personnes, dans ce cas, la cuisine va avoir deux fours, 8 plaques de cuisson, 4 éviers, …

Les ressources sont déjà mutualisées sans réduire le confort.

Mais la mutualisation de l’espace augmente considérablement le confort !

Quand je vais dans l’un de mes endroits favoris en Espagne, je loge dans une vieille bâtisse espagnole rénovée, au milieu de la vieille ville, avec des hauts plafonds, de grandes pièces, un patio extérieur, …

Et tout compris, ça me revient moins cher qu’une location individuelle, avec un confort et un espace bien plus importants !

Mais au-delà de l’aspect logement, aménagement, etc, c’est surtout le côté social qui est le plus intéressant.

Au-delà de l’auberge espagnole

Il y a par exemple une réunion de « famille » une fois par semaine où l’on décide du planning pour les jours à venir. Quelles sont les envies de chacun, les talents à partager, les besoins, les choses à améliorer, …

Et c’est ainsi que certains qui adorent cuisiner vont préparer des repas communs pour toute la maison, tandis que d’autres, qui veulent apprendre, vont les assister.

D’autres vont proposer leur compétence informatique ou vont proposer des cours de langues.

D’autres encore connaissent très bien le coin et proposent une randonnée ou un circuit découverte des meilleurs coins du secteur.

Avec la liberté pour chacun de participer ou non à chacune des activités, en fonction du moment, sans jugement, ni pression sociale justement.

Certains parlent de colocation, ou d’auberge espagnole.

Oui et non.

Pour moi, il s’agit surtout de personnes qui partagent les mêmes valeurs d’autonomie, de partage, de respect, notamment.

Et si vous avez fait de la colocation comme moi auparavant, vous savez que ces valeurs ne sont pas toujours partagées …

Ce n’est pas une question d’âge, ni de nationalité, ni de culture, mais de valeurs !

Et je pense qu’on en est qu’au début de cette tendance.

Car de plus en plus de personnes ne se reconnaissent plus dans ce mode de fonctionnement individuel et c’est normal !

Il est temps de s’ouvrir à de nouvelles règles du jeu, de les créer, de les inventer en se posant les bonnes questions :

  • qu’est-ce que j’aime faire ?
  • qu’est-ce que je peux apporter ?
  • quels sont mes talents ?
  • quels sont mes besoins ?
  • quelles sont mes envies ?

ou pour faire simple …

Qui suis-je ?

Et oui ! encore et toujours ! 😀

Toujours plus haut ?

Moi, mon rêve, c’est de faire l’expérience du co-living pour familles, avec du partage interculturel, le sens du partage, que mes filles soient exposées à d’autres idées, d’autres compétences, d’autres talents, d’autres langues, d’autres visions du monde.

Bien sûr, il y a des choses qui peuvent paraître évidentes comme la cuisine ou le bricolage mais on peut très bien imaginer aller vers de la parentalité, de l’éducation mutualisée.

Je ne parle pas d’instruction mais d’éducation.

Transmettre des visions du monde, des valeurs, un état d’esprit et un état d’être.

En tant que Papa, je n’ai pas la prétention de tout savoir ou bien que ma vision du monde est la meilleure.

Donc, oui, je partage à mes filles comment je vois la vie, mais j’ai aussi envie qu’elles soient exposées à d’autres visions de la vie, de manière respectueuse, pour qu’elles puissent choisir ensuite en conscience, dans le spectre qu’elles ont côtoyé, la vision de la vie qui leur convient le mieux.

De même, si l’une de mes filles se trouve une passion pour les activités manuelles ou artistiques.

Personnellement, ce n’est pas du TOUT mon truc :-).

J’aimerais donc bien qu’elle puisse côtoyer quelqu’un qui puisse avoir la sensibilité, l’expérience qu’il faut pour l’aider à développer ça, parce que je ne saurais pas nécessairement capable de le faire.

Je ne parle pas de le faire une heure par semaine comme activité extra-scolaire – la passion s’arrête-t-elle à un horaire précis ? – mais de cultiver cette flamme presque au quotidien.

Le côté individualisé et compartimenté de nos vies nous coupe des autres et de nous-mêmes !

Mais, justement, en se reconnectant à ce qu’on aime, à ses passions, et en les partageant, on se reconnecte en même temps aux autres !

Et ce partage ne réduit pas la valeur mais au contraire l’augmente !

La diversité crée l’ouverture, qui nourrit la tolérance, l’empathie, c’est en apprenant à connaître la différence qu’on peut apprendre à l’aimer, et c’est en partageant qu’on s’enrichit.

C’est probablement ce qui nous a manqué depuis plusieurs siècles, je pense qu’il est temps de démarrer un nouveau chapitre.

Et une page est en train d’être tournée …

Qu’allez-vous écrire sur la suivante ?

Cela pourrait aider quelqu'un ? Partagez cet article ...

4 commentaires

  1. Bonjour Jean-Philippe !

    Excellent encore que cet article que tu nous partages ! Rien à rajouter, Tout est dit et bien dit une Foi de plus ! 🙂
    De Cœur à Cœur(s)

    Jean-Philippe

  2. Tu es toujours au coeur de la vie, Jean-Philippe, et tu arrives avec les vraies questions.
    Celles qu’on ne s’est peut- être pas encore posées. Celles qu’on n’a pas forcément envie de se poser. Mais ça fait mouche à chaque fois.

  3. C’est tellement vrai ce qui est écrit dans cet article. Je reconnais complètement mes façons de fonctionner dans le fait d’avoir l’impression de devoir tout faire tout.e seul.e ou en couple et de devoir avoir un master en tout pour comprendre et pouvoir vivre d’après mes envies, valeurs mais aussi réalités pratiques. Mais la situation actuelle nous aidera sûrement à changer nos mentalités à ce niveau-là. Il est vrai que, d’un point de vue politique, je suis heureuse que nous nous émancipions, que nous apprenions à être plus autonomes sur certains plans de vie, que nous ne nous reresponsabilisions, que nous retrouvions nos intuitions profondes que nous avions perdues en vouant une confiance aveugle à des grandes entreprises et des structures publiques. Je serais aussi heureuse que nous déléguions moins de tâches à des personnes sous-payées et peu ou pas reconnues pour leur travail parce que on se croit supérieur ou trop paresseux.euses pour les faire. Cela étant, je crois aussi sincèrement qu’on peut penser un autre système dans lequel effectivement nous pourrions partager des choses, des connaissances, des tâches en fonction des envies de chacun.e. Pas nécessairement quelque chose de figé pour laisser les individus libres de leurs changements, envies d’apprentissage et curiosité naturelle mais une organisation pensée et collective qui puisse permettre à tout le monde de ne pas avoir l’impression de vivre en travaillant ou réfléchissant tout le temps. Ce serait donc plus de repos physique et mental pour chaque personne.
    Je suis vraiment en accord avec ta vision de l’éducation, je rêve d’avoir des enfants un jour mais mon principal questionnement / doute est de pouvoir vraiment être en mesure de leur offrir un milieu et une éducation qui soit la plus ouverte et émancipatrice possible. Or actuellement, dans mes conditions de vie et dans la société, je n’y trouve pas encore complètement mon compte. Mais ce n’est qu’une question de création. 🙂 J’ai foi et encore plus grâce à cet article. Merci beaucoup Jean-Phillipe, chaque jour nous créons un peu plus tout.e.s ensemble ! 🙂

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