
« Certaines personnes peuvent lire Guerre et Paix et repartir en pensant que c’est une simple histoire d’aventure. D’autres peuvent lire les ingrédients sur un emballage de chewing-gum et percer les secrets de l’univers. » – Lex Luthor dans Superman.
Pour ma part, les secrets de l’univers, c’est dans les plants de tomates cerises !
C’est la deuxième année que j’expérimente avec ma jardinière sur la terrasse.
De manière très naïve peut-être (ou pas), cela m’a aidé à me reconnecter à la magie de la Vie à un moment où j’en avais besoin.
D’une simple graine, sortir de terre, pousser, donner des feuilles, donner des fruits, certes limités en quantité, mais dont la saveur est incomparable (miam les tomates cerise du jardin !).
J’ai regardé les plantes pousser, je les ai vues changer jour après jour, et je me suis observé aussi.
Débutant que j’étais, j’ai pu observer mes doutes, mes questionnements : trop de soleil, pas assez de soleil, trop d’eau, pas assez d’eau, bon endroit, mauvais endroit…
Jusqu’où ça va grandir ? ça va donner beaucoup de fruits ? il faut que j’arrose plus souvent ?
J’ai pu aussi voir à quel moment j’étais impatient par exemple : ça pousse ou ça ne pousse pas ? pourquoi l’autre plant à côté pousse plus vite ?
Je me suis perdu dans les conseils et les méthodes sur internet, jusqu’à me prendre la tête.
Les plants de tomates ont souffert de mon absence prolongée (plus personne pour leur donner un peu d’amour …) et n’ont pas produit grand-chose l’été dernier.
Les tuteurs que j’avais improvisés étaient largement suffisants, cela n’avait pas grandi autant que je pensais.
J’ai développé une nouvelle admiration pour ceux qui savent s’occuper d’un potager !
Et il y a beaucoup d’aspects sur lesquels j’ai lâché prise.
Cela m’a obligé à me recentrer, à faire de mon mieux et apprécier l’expérience pour ce qu’elle était.
J’ai tâché d’apprendre à ressentir mieux les choses, à revenir dans l’ici et maintenant.
C’est donc avec une curiosité et une envie renouvelée que j’ai préparé ma jardinière cette année.
J’ai moins réfléchi, j’y suis allé un peu plus au feeling – au ressenti – avec beaucoup plus de laisser faire et d’accompagnement, plutôt que du contrôle.
J’ai expérimenté notamment avec les tomates cerise, différentes variétés, différents endroits de la jardinière et dans un gros pot qu’un copain m’avait donné, par curiosité, pour m’amuser.
Très rapidement, les plants se sont développés beaucoup plus vite dans le pot que dans la jardinière.
J’ai senti une part de moi qui cherchait à analyser, à comprendre les raisons : différentes graines, différente terre, différente exposition, moins de vent…
Et une prise de conscience : peu importe, suis le flot de la Vie !
J’ai donc placé les tuteurs de l’année précédente sur les plants les plus avancés, ceux du pot.
Aujourd’hui, les plants sont 3 à 8 fois plus hauts (!) que ceux de la jardinière, alors qu’ils sont à peine 30 cm plus loin !
La part de moi qui analyse a dû lâcher prise, vous imaginez bien ! 😂
J’ai suivi leur évolution jour après jour en prenant mon café, en regardant là où ils en étaient par rapport aux tuteurs :
— Ah, bientôt à la moitié !
— Ah, bientôt arrivés à cette marque…
— Ah, bientôt arrivés à la dernière marque…
Puis j’ai pris conscience d’une pensée : les plants allaient s’arrêter de grandir sous peu.
Bah oui, l’année dernière, ils s’étaient arrêtés aux trois quarts de la hauteur des tuteurs.
Donc « même chose cette année », me disait cette pensée.
Les plants ont continué de grandir, ils dépassent largement les tuteurs désormais.
Un matin, où j’étais admiratif devant cette croissance inattendue, un café à la main, j’ai pris conscience que j’avais projeté mes limites sur les plants.
Celle où je me disais que les plants n’iraient pas plus haut qu’un certain point.
Mais cette pensée s’était construite sur le passé, c’est une limite que j’avais créée inconsciemment de toute pièce et les plants étaient en train de me montrer qu’elle était complètement fausse (le mur de la réalité !).
Les plants n’ont pas cette limite, ils poussent tout simplement, ils suivent l’élan de la Vie, sans objectif, sans attente, sans limites.
La Vie se développe, elle grandit, elle évolue.
Elle ne se pose pas 25 000 questions comme… moi … (comme vous ?).
Et je me suis demandé :
Est-ce que je me limite moi-même dans mon évolution ?
Si oui, comment ?
Je vous invite à faire de même.
Reconnectez-vous à la Vie, suivez son flot, son élan, laissez-la vous guider.
Car elle vous parle à chaque instant, que ce soit dans les paquets de chewing-gum ou dans les plants de tomates cerise…
Ouvrez-vous à cette sagesse.

Éclaireur
Éclaireur de chemin, j’apporte de la lumière sur notre expérience de vie pour toujours plus de conscience sur nos pensées, sur notre cheminement, sur qui nous sommes vraiment.
(pour en savoir plus sur mon cheminement, lire qui suis-je ?)






J’adore cette réflexion, comme toutes les autres d’ailleurs
Merci bcp!
Tout à fait raison, on ne prend pas le temps de vivre le moment présent et de faire confiance en l’Univers.
J’ai aussi de magnifiques fleurs qui poussent sur le balcon devant lesquelles je m’émerveille à tous les jours.
Merci et bonne journée.
Dans le pot il y a plus de terre, cela contente les tomates.
L’année prochaine, mettez des orties au fond du trou et les tuteurs seront encore beaucoup trop petits.
Quand on a la satisfaction d’avoir bien fait on peut lâcher prise.
Merci mon Dieu ! Mercii Mon Dieu !! MERCIIII MON DIEU !!!…C’EST FAITE YOUPPPYYY HAHAHAHA HAHAHAHA HAHAHAHA X29
En lisant ce texte, une pensée m’est venue : « plus je te regarde, plus je me vois »
Bonjour Jean Philippe
Je reste toujours émerveiller devant la nature dans mon minuscule
jardin où résident également deux plants de tomates cerises qui me
donnent le sourire comme toutes les plantes qui m’entourent .Le plaisir
est aussi intense de les voir prendre vie que de les déguster bien que
de les savourer procure également beaucoup de plaisir .
Une bonne terre , un rayon de soleil, quelques gouttes de pluie ,
de l’amour et je m’ouvre à la vie .
merci Jean Philippe pour ce partage
J’ai adoré cet article.
Tellement inspirant….
Et pas seulement en regardant la nature, mais aussi les enfants et les amis…
Laissons leur la possibilité de vivre comme les plants de tomates cerises et de nous étonner!