Lâcher-prise plus que jamais, en voiture !

A vélo, on dépasse les autos !

On a beau avoir « compris » certaines choses, la Vie ne manque pas de nous donner l’opportunité de refaire l’expérience de ce que l’on sait !

Certains disent qu’elle nous teste.

Si une situation se manifeste, c’est qu’il y a encore quelque chose à « travailler » dans le sens libérer ou guérir, ou simplement prendre conscience de ses pensées pour mieux les choisir.

Je l’ai annoncé dans le titre, pour moi ces derniers temps, c’est le lâcher-prise.

J’en ai déjà parlé avec un bel exemple qui vous montre que vous savez déjà faire.

Mais continuons d’explorer puisque la vie m’y invite :-).

En voiture, Simone !

Ces derniers mois, j’ai ressenti le besoin d’avoir à nouveau une voiture.

C’était loin de faire partie de mes envies véritables, si je peux m’en passer, je préfère, mais au printemps, je ressentais que j’avais besoin d’avoir une voiture rapidement.

J’ai d’abord écarté l’idée mais c’était devenu une évidence pressante.

Je me suis fait à l’idée et je m’y suis mis à contre-mental.

Le besoin est clair assez rapidement et les opportunités sont là.

Un coup de téléphone, le contact avec le vendeur passe très bien et c’est calé.

Je prends un billet de train pour aller chercher la voiture à Strasbourg dans les jours qui suivent.

Le planning est parfait mais sans marge de manœuvre, le timing est serré.

Et c’est là que je commence à m’accrocher

A m’accrocher à quoi ?

Au résultat et la manière de l’atteindre.

Autrement dit, j’espère vraiment avoir la voiture tel jour et que le reste de mon planning se déroule comme prévu.

Sur le papier, tout rentre, je jongle avec les projets, les contraintes et les impératifs comme un chef.

En pratique, ça commence à coincer.

Je n’arrive plus à avoir le garage au téléphone, pas de réponse par email.

Le délai convenu est dépassé et mon beau planning commence à s’écrouler.

Quand j’obtiens enfin une réponse, on m’annonce une semaine de délai en plus.

Et « pouf » le beau planning !

Agacement, frustration, déception.

12 hommes en colère

Je commence à blâmer le garage, le manque de professionnalisme, la communication inefficace de leur part et la perte de temps pour tout le monde !

Et puis je me questionne : et moi dans tout ça ?

Je commence à prendre du recul.

Ok, je suis coincé une semaine de plus MAIS je suis dans une ville que j’aime beaucoup et que je re-découvre 20 ans après, je passe du temps avec une amie de longue date avec des belles conversations à la clé, je parcours la ville à vélo tous les jours (pour aller manger des glaces 🙂 ) et je prends le temps de lire à nouveau.

Y’a pire ! 🙂

Un matin, je reprends un livre et j’arrive à un chapitre sur la loi d’attraction et notre pouvoir créateur.

Mon mental me dit « déjà lu », mais je me dis qu’une piqûre de rappel me fera du bien compte tenu des circonstances …

Et je vous donne entre mille, l’exemple qui est donné : « Disons que vous vouliez une voiture … »

J’éclate de rire ! 😀

Quelqu’un « là-haut » me souffle les réponses !

Je me rends compte, dans un premier temps, en continuant la lecture que j’ai des pensées opposées.

Certes je veux une voiture et en même temps, une partie de moi n’en veut pas pour différentes raisons.

Je fais donc la paix avec ces pensées, je les réconcilie pour les faire converger dans la même direction.

Déjà mentalement, je sens un soulagement.

Je me rends compte également de mes pensées et de leur impact par rapport à la situation : déception, frustation, et surtout de la tension que cela crée en moi physiquement.

Je comprends que cette tension est liée au fait que je suis accroché au résultat.

Ce serait comme tenir à bout de bras une bouteille d’eau pleine pour la donner à quelqu’un.

Cela devient vite fatiguant et je commence à blâmer l’autre de ne pas prendre la bouteille.

Jusqu’à ce que je comprenne, que je peux très bien poser la bouteille et laisser la personne la prendre … ou non.

J’ai fait ma part, j’ai apporté la bouteille, libre ensuite à l’autre de la prendre mais je ne suis plus attaché au résultat (qui est que l’autre va prendre la bouteille).

Il n’y a plus de tension par conséquent.

Episode final : 1,2,3 lâchez la bouteille !

La veille de pouvoir récupérer la voiture, je revérifie avec le garage que je peux bien passer le lendemain.

Réponse rapide, la voiture n’est pas disponible avant 4 jours plus tard, ce qui du coup devient impossible pour moi.

Soupir de déception et j’accepte l’idée que je n’aurais pas la voiture, je lâche prise complètement.

Et je ressens comme un soulagement.

J’imagine un scénario, où je joue le client en colère et qui fait un scandale dans le garage pour essayer de récupérer son acompte … mais je ne tiendrais pas 20 secondes …

Certes, j’ai de la frustration et ça complique beaucoup les choses pour m’organiser ensuite mais au fond, je sais que je n’y arriverais pas.

Ce n’est pas ce que je veux non plus, d’ailleurs, même si souvent les choses avancent pour celui qui crie le plus fort dans ce monde malheureusement.

Une croyance qui allait changer très vite …

Une phrase me revient : « Que ferait l’amour ? »

Sur le coup, ça m’a paru très bateau, très intellectuel.

Puis, j’ai pensé aux personnes du garage.

J’ai fait la part des choses entre les personnes et leur travail, leur comportement.

Je n’ai rien contre elles, bien au contraire, j’aime bien les gens généralement 🙂 , alors si justement je nourrissais cela ?

Le lendemain matin, je me rends au garage.

Mon amie est venue avec moi, elle me fait remarquer en passant le pas de la porte, que j’ai un grand sourire et peut-être qu’il faudrait que je montre un peu plus que je ne suis pas content …

Je me présente et je dis que je suis venu récupérer mon acompte.

On me fait patienter et je suis reçu par le vendeur, c’est d’ailleurs la première fois qu’on se voit.

On commence à discuter, je lui fais un résumé des événements assez factuel.

Je conclus en lui disant, que je ne blâme personne, que tout le monde a fait des efforts, mais que c’est un rendez-vous manqué pour lui et pour moi et qu’à ce jour, je ne peux pas attendre 4 jours de plus pour récupérer la voiture, car je dois repartir chercher mes filles pour les vacances.

Il m’écoute attentivement.

A la fin, il se lève et me dit d’attendre quelques instants.

Il revient 5 minutes plus tard, et il me dit que la voiture sera disponible le soir même.

Je lui fais part de mes doutes (ce n’était pas la première promesse 😉 ) et on se met d’accord que si ce n’est pas le cas, je récupère mon acompte.

Bien entendu, aucun papier n’avait été préparé et sur le moment, cela semblait impossible de tout terminer avant la fin de journée.

Finalement, tout s’est fluidifié contre toute attente à partir de là et on a discuté près de deux heures de son métier, de ma vie de nomade, des relations humaines, de ce que représente une voiture dans la vie des gens …

Il me confie également qu’il n’aime pas les clients qui se prennent pour des rois et qu’il ne fait plus aucun effort dans ces cas-là.

Le soir même, je repartais au volant de la voiture.

C’était une toute autre réalité que celle anticipée par le Jean-Philippe du matin !

Pour débloquer, lâchez prise

Je le remarque en coaching très souvent, l’attachement à un certain résultat crée cette tension.

Lorsqu’on met le doigt dessus, pfiouuu, ça soulage presque instantanément !

Alors si vous sentez une tension, observez si vous êtes attaché-e à un certain résultat.

Pour vous aider, vous noterez que l’attachement au résultat, ça se passe très souvent dans le futur.

Or, c’est « qui qui » nous embarque toujours dans le futur ? 😀

Hein ? c’est « qui qui » ? 🙂

Oui, notre mental !

D’où l’importance de rester dans le présent.

Notez également que dans mon expérience, au final, j’ai passé un très bon séjour !

Plus encore, alors qu’aucune option ne me plaisait vraiment pour partir en vacances avec mes filles ensuite, figurez-vous que je suis retourné à Strasbourg avec elles et que j’ai pu leur partager mon plaisir de circuler à vélo … et me passer de voiture ! 😉

Cela pourrait aider quelqu'un ? Partagez cet article ...

7 commentaires

  1. Coucou Jean-Philippe,
    Super ton récit, le lâcher prise, la bienveillance et l’amour au lieu de la colère….rien de tel pour que la vie soit juste, et belle,
    Mon expédition à tes côtés, à vos côtés, m’ont aider à franchir le pas qui depuis fait que ma vie au jour le jour devient belle, remplie d’expérience, d’amitiés,
    Merci encore de tout coeur pour la dose de confiance que j’ai reçu. Si tes pas de mènent vers Nantes surtout n’hésites pas à faire une petite halte, je te souhaite du bonheur, bisous, Colombe

  2. Superbe histoire, … Jean Philippe, écouter les signes qui arrivent vers soi quand on est dans une situation difficile , prendre du recul … ça vaut la peine , qd j ai vraiment du mal à gérer … je médite je parle à L univers , à mes guides , et la solution se dessine … mais surtout ne pas s acharner quand cela ne va pas… faire cet effort vaut la peine… simplement, fabienne?

  3. Merci Jean-Philippe pour ce récit.
    C’est exactement ce dont j’avais besoin ce matin :-).
    J’avais un coup de mou et ton histoire m’a redonné la pêche et le sourire.
    Lumineuse journée à Toi.
    Monika

  4. Merci Jean Philippe pour cette piqûre de rappel sur le lâcher prise, tellement opportun en toutes circonstances ..très contente de te lire et que tu ais passé de bonne vacances avec tes filles . Colombe m’a donné l’idée… si tes pas de nomades t’amènent vers Avignon, n’hésites pas à me faire signe. Valérie V

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *