
La mort est une étape.
Si vous avez lu « Conversation avec Dieu », vous le savez intellectuellement, c’est ce que l’auteur appelle le Jour de Continuation.
Mais en pratique, le décès d’un proche ou d’un ami est une expérience qui peut être lourde, une source de souffrance.
Et si à un niveau supérieur, on sait que l’âme continue son chemin, on se retrouve ici-bas à devoir gérer ses émotions : parfois opposées, entre soulagement et colère, légèreté et tristesse.
Ces sentiments contradictoires génèrent souvent des émotions de culpabilité, de honte, des « je ne devrais pas ressentir cela » ou « je devrais ressentir cela ».
Quand j’ai perdu ma mère à 13 ans du jour au lendemain, je n’ai pas bien compris ce qu’il se passait. Parfois, j’avais l’impression qu’on attendait de moi que je pleure, qu’il fallait que je sois triste mais avec le recul, je crois que j’étais serein au fond.
Alors que se passe-t-il dans ces moments de confusion émotionnelle ?
Encore une fois, le chemin de libération est un chemin de retour vers Soi.
Quand nous ne sommes pas en paix avec la situation, nous devons nous interroger : qu’est-ce que j’aurais aimé lui dire ? Qu’est-ce que je regrette d’avoir dit ? C’est un cheminement intérieur, une libération, une exploration de ses pensées par rapport à la situation.
Il s’agit de délier les liens qui nous attachent encore à cette personne – des liens autres que d’amour et de liberté.
On s’accroche, et la mort devient une leçon pour la vie. Ce que j’aurais voulu dire aux personnes qui sont parties, je peux le dire aux personnes qui sont toujours en vie. Les regrets que j’aurais voulu exprimer auprès des personnes parties, je peux les exprimer aujourd’hui aux personnes qui sont encore là. Je peux demander pardon, je peux pardonner, je peux communiquer, je peux m’exprimer.
J’ai eu la chance de pouvoir longuement discuter avec mon papa quelques semaines avant son décès (voir comment interviewer ses parents peut vous guérir).
Connaître sa perspective m’a permis de libérer une tension, de comprendre d’où venait son intention dans certains comportements, et d’être plus en paix avec son départ.
Certes dans ce moments-là, il y a des émotions, cela peut être un défi logistique, un quotidien chamboulé. L’expérience dans la matière se réorganise, mais au fond de soi peut demeurer la sérénité.
Et la Vie nous donne également des signes pour nous aider.
Nous étions en train de nous occuper des démarches pour les funérailles avec ma sœur, quand je reçois un appel des pompes funèbres.
La personne au bout du fil est extrêmement gênée et s’excuse platement avant de nous annoncer que le modèle de cercueil est trop petit pour notre père …
Faut savoir qu’on est plutôt grand dans la famille !
On éclate alors de rire avec ma sœur et un sentiment de légèreté et de sérénité m’envahit.
J’ai pris ça comme un clin d’œil de notre père qui nous disait : « ça va aller, on peut continuer à rigoler … ».
Il est toujours assez tôt pour s’exprimer, sans considération de temps ni d’espace.
Je peux très bien dire des choses après le départ de quelqu’un, les exprimer sans attendre de retour, sans pression, juste pour m’en libérer.
Vous n’avez besoin que de votre conscience pour éclairer ce qui vous sépare de cette paix intérieure.
Vous n’avez pas besoin que quelqu’un d’autre vous donne une réponse, vous pardonne ou vous explique tel ou telle décision ou comportement. C’est à cause de cette attente que l’on s’accroche : « J’aurais voulu qu’ils me disent ceci ou cela. » Mais ce désir renvoie à un aspect de soi-même qu’il faut explorer.
Le départ d’un proche a évidemment une raison d’être plus élevée pour son âme.
Cela fait partie de son chemin, et comme la vie est intelligente et magique, le départ de cette âme devient une opportunité pour toutes les personnes en relation avec elle d’évoluer (voir la mission de vie du livreur de pizzas).
C’est un prétexte, une invitation à regarder sa propre expérience, sa propre vie, et y apporter plus de conscience.
Peut-être également à prendre conscience de sa propre mort pour mieux ré-évaluer sa vie.
C’est le cadeau du départ de cette âme : prendre du recul avec son expérience de vie, faire de nouveaux choix, cesser de faire les mêmes erreurs, choisir de revenir vers soi, un petit peu plus encore.
Car si la mort est une étape qui laisse derrière elle la vie, elle permet de mieux percevoir ses priorités. On redécouvre ce qui est important, ce qui est essentiel.
Étonnant quand un décès arrive, à quel point tout ce qui nous paraissait important l’est beaucoup moins d’un seul coup, n’est-ce pas ? Plus rien n’a d’importance l’espace de quelques jours.
C’est un espace de lucidité, d’ouverture et de conscience qui nous est offert et qui, malheureusement parfois, se referme si on n’y accorde pas suffisamment d’attention, si on se laisse ré-emporter par le tourbillon de la vie.
Questions pour approfondir votre réflexion :
- Quels sont les non-dits ou les regrets qui vous empêchent d’être en paix avec le départ d’un être cher ?
- Comment pourriez-vous transformer votre expérience du deuil en une opportunité de croissance personnelle ?
- Quelles sont les leçons de vie que vous avez tirées de la perte d’un proche ?
Si ce sujet vous intéresse, si vous vous posez des questions, si vous sentez qu’une part de vous n’est pas en paix avec le départ d’un proche, laissez-moi un commentaire ci-dessous.

Éclaireur
Éclaireur de chemin, j’apporte de la lumière sur notre expérience de vie pour toujours plus de conscience sur nos pensées, sur notre cheminement, sur qui nous sommes vraiment.
(pour en savoir plus sur mon cheminement, lire qui suis-je ?)






Bonjour Jean Philippe,
Lorsque mon conjoint est décédé il y a 3ans , je suis resté à ses cotés à l’hôpital toute la journée, il n’était plus conscient mais je lui parlais de nous . Et je suis parti vers 19h . Il est décédé à minuit. Je culpabilise car je ne suis pas resté près de lui jusqu’à son dernier souffle !! Je me dis qu’il a attendu que je parte pour s’éteindre mais ça me rend triste car j’ai l’impression de ne pas avoir été suffisamment courageuse pour attendre son dernier souffle !!
Catherine
Bonjour Catherine
Mon mari s’est envolé le matin du 14 Novembre 2024…je l’ai accompagné tous les jours pendant 4 mois d’hospitalisation ( faisant des trajets de 100 km AR à 79 ans) pour l’accompagner, lui apporter encore plus d’amour…
Son état s’était agravé les derniers jours, les deux derniers jours je lui faisais écouter les musiques qu’il aimait, et il me demandait celles que je jouais pour lui au piano, je lui demandais si, il voyait la belle
lumière dans la chambre ( je suis médium et il y avait une luminosité particulière, que même les infirmières ont ressenti) il était serein , je lui ai dit en le quittant la veille vers 16h ( j’evitais ainsi les bouchons) » tu me promets que demain tu iras mieux pour rentrer vite à la maison ? » Il ne pouvait plus parler il m’a fait signe » oui » et m’a caressé le visage et voulait des bisous que je lui donnais évidemment…comme si, lui il savait…
Les infirmières étaient là…je suis rentrée chez moi…réveillée à 6h son état s’était agravé….je l’ai ressenti partir presque arrivée à la clinique…..
Mon Dieu que j’ai regretté ( et parfois encore) de ne pas être restée auprès de lui pour son dernier souffle, pour lui tenir la main…retenir sa vie….
Mais je lui ai promis d’avoir la force de continuer…
C’est dur, très dur….36 ans de vie en osmose totale j’ai l’impression d’être amputée d’une partie de moi…
Étant médium je lui parlais au cours de notre vie, des voyages astraux et du monde d’après….il me croyait car il avait une confiance absolue en moi et mes facultés sensorielles…mais quelque part il était sceptique…
Je lui disais toujours, le jour où ce sera ton heure, tu seras seul et ne t’occupes pas de mes larmes si tu pars avant moi, mais files vers la Lumière magnifique que tu verras….tu promets? Il avait promis….c’était il y a longtemps….
Et,
Ma j’ai eu l’immense bonheur d’avoir très vite des messages de lui, via une cousine médium qui ne le connaissait pas…
Il a dit des choses qui m’ont apaisée…
» il a dit » au début j’ai eu peur je voyais mon corps et j’ai vu la lumière et maman Odette ( sa mère dont ma cousine ignorait le prénom) et je suis vivant je ne suis pas mort ni un fantôme et je suis heureux que tout ce qu’elle m’avait expliqué ( elle en parlant de moi) soit vrai….je vole….c’est comme en avion…..et plein de choses personnelles…..⁰
Il est dans la lumière et également auprès de moi…j’ai des signes tous les jours…
Et je sais aussi que lorsque ce sera mon heure, nous serons réunis pour des noces éternelles….🙏💙
Il devait partir de cette manière, votre époux également , nous ne sommes pas responsables ni coupables….nous n’aurions rien pu faire de plus
( et le voir mourir nous a été épargné…je sais que cela peut être impressionnant en ayant vu plusieurs partir dans ma vie)
L’importance est que l’Amour transcende tout et ne meurt jamais….
Cela n’empêche pas le chagrin…il faut accepter de passer par ces étapes ( sans parler de la lourdeur des démarches administratives qui nous tirent vers le bas)
Le deuil d’une vie est difficile
La Divine Providence m’entrainera où je dois être en attendant nos retrouvailles
Je pleure mais je sais qu’il est en paix…
Je continue doucement…..
Je médite beaucoup et je prie…
Et je lui parle car je sais qu’il entend 💙🙏
Courage Catherine…soyez dans la paix du cœur et de l’esprit.
Bonjour Catherine, pourquoi vous en vouloir alors que nous savons que le plan Divin est parfait ! Vous avez très certainement fait exactement ce qu’il fallait.
Ma maman que je visitais chaque jour est partie à 2 h du matin et la veilleuse de nuit qui était auprès d’elle et qui m’a prévenue m’a dit que c’est ce qu’elles avaient « décidé » ! Et aussi, comme le dit Nicole, c’est parfois leur souhait de partir seul.
Moi aussi je me suis auto-flagellée après la mort de ma soeur car nous étions fâchées (elle a passé sa vie à me tourner le dos). Je me suis rendue compte que, inconsciemment je l’attendais, donc première chose, je me suis dit « ne l’attends plus » ! Alors je pleurai chaque jour en lui disant « tu vois j’aurais aimé te faire voir ça, partager ça avec toi… » Elle a fini par me « répondre » : « arrête de pleurer, je suis là, fais moi voir, partage… » et c’est ce que je fais, avec un grand plaisir au lieu d’attendre sa venue qui ne se serait jamais produite de son vivant car elle était trop mal dans sa peau et trop jalouse.
Brigitte
Un grand merci pour cette réflexion sur le deuil et le partage de ton expérience de vie, c’est réconfortant pour avoir aussi traverser plusieurs deuils…
Bonjour Jean Philippe
Merci pour ces massages qui font du bien à l’âme…
Je suis dans le chagrin du deuil de mon tendre amour, mon mari Luc est décédé il y a deux mois…
Mais petit à petit les regrets ont fait place uniquement à ce qui nous a unis et nous unit éternellement ..nous étions fusionnels, cœur, âme esprit comme les deux moitiés d’une même entité….
Je me sens amputée d’une part de moi même, mais je garde en moi une part de lui ..
L’Amour transcende tout.
J’ai promis de continuer sans lui physiquement, le chemin commencé il y a 36 ans…je laisse la Divine Providence me guider…
Je reçois des signes des messages ( je viens d’en parler avec Catherine qui a le même regret que j’ai eu)
La mort n’est qu’une transition , et je sais que nous nous retrouverons lorsque mon heure sera venue, pour des noces éternelles…
J’ai du chagrin, je pleure son absence physique, notre vie quotidienne qui est partie….mais j’avance à mon rythme
J’ai foi en la Divine Providence 💙🙏
Gratitude infinie à vous.
Bonjour Jean-Philippe! J’ai perdu mon Grand de 28 ans au mois de Février et je peux te dire que pour le cœur d’une maman, c’est déchirant! J’ai arrêter de travailler pour l’accompagner dans sa fin de vie💙et il a été un modèle , un mentor pour moi, résilient, heureux avec un sens de l’humour, aimant tellement aimant, c’était presque irréaliste de le voir si connecté à l’amour❤️Il disait qu’il nous aimait et qu’il serait toujours là, de ne pas s’inquiéter, ça va Bien aller! Un Être remplie d’Amour!💙Ce fût mon plus Beau modèle d’Amour sur terre! 💕Il me manque énormément mais je le vois Heureux dans sa Nouvelle Vie et ça me réconforte! Je lui parle tous les jours et continuerai jusqu’à ma mort! Il m’envoie pleins de signes à moi ses sœurs et amies! Je crois que la Foi m’aide énormément! Et je poursuis ma route en suivant son modèle d’Amour💙De Foi De Belle Âme qu’il était et essaie à chaque jour de devenir un meilleur Humain! ❤️
Merci Jean-Philippe pour ce superbe texte dont la beauté n’a d’égal que la profondeur! À partager au maximum.
Bonjour Jean-Philippe,
Merci pour ce partage.
J’ai perdu mon papa il y a 2 ans et depuis je ne suis pas vraiment apaisée.
Je ressens beaucoup de tristesse et des regrets de ne pas m’être suffisamment positionné et exprimé vis à vis de mes besoins.
J’espère être en paix avec ces émotions.
Bonjour Jean Philippe
L’homme de mon cœur a quitté son corps en 1998
Je l’avais quitté quelques années avant par pur auto sabotage et destruction de mon bonheur
J’ai été toute ma vie une fille et sœur maltraitée et victime d’inceste dans ma petite enfance et je pense que c’est l’origine de mon autodestruction qui a aussi atteint Alby et notre fille.
Je pense qu’Alby s’avait que je l’aimais, il me l’avait dit un jour bien avant que je le chasse et m’avait aussi demandé pourquoi je me voulais autant de mal…
Comme on m’interdisait d’aller le voir à l’hôpital puis de venir aux funérailles, je suis en secret allée le voir à la morgue et il m’en a remercié, je l’ai clairement reçu.
Je ne suis pas en paix avec tout ce gâchis que j’ai fait
Bonjour
Merci pour ce sujet.
Ma vie a été remplie de deuils de très proches depuis mes 19 ans et j’en avais 56 quand mon conjoint est décédé.
Je voudrai dire ici que le deuil du conjoint est très différent des autres même de très proches (père, mère, frère, sœur, ami.e intime) une neuro psy me confirmait qu’il est aussi impactant que celui d’un enfant en bas âge (non adulte).
Car tout vole en éclats, pas une chose reste non touchée dans la vie en suivant.
Je ne sais pas comment vous vivez votre couple mais moi, je n’ai pas eu de non attachement dans ma relation à mon conjoint. Du coup la sérénité ne pouvait pas venir avant bien des années et encore il y a des à coup plus de dix ans après.
Bien évidemment tout ce vous posez comme processus, voyez vous, je l’avais fait pour les grands deuils qui m’avaient touchée plus tôt et donc ma vie n’était pas si « ordinaire » au décès de mon conjoint.
J’étais totalement sûre d’une continuation de la conscience après, lui aussi, nous avions échangé et fait tous les pardons pendant la fin de vie mais le vide du départ pour la continuation malgré le soulagement/souffrances et les beaux signes à travers le voile ne calmaient pas les douleurs permanentes du manque.
Alors oui si on nomme sérénité la confiance que sa conscience était bien dans son nouveau chemin et que je le retrouverai il y a eu sérénité mais au quotidien c’était dans l’émotionnel l’effet d’un tsunami le manque.
Simple témoignage
Belle journée
Danielle
Jean Philippe
Je te remercie pour tes messages spirituels quotidiens .
Je te remercie aussi pour ces histoires d’âmes .
Je te remercie enfin de faire partager aussi authentiquement ton propre chemin de vie
Que cette année 2026 t’apporte paix et sérénité !