De la pluie à l’évolution de l’humanité

Sortie des classes début mars, ça discute de la pluie et du beau mauvais temps entre parents.

J’en peux plus de cette pluie !

Effectivement, grosse journée de pluie, une partie de moi partage ce commentaire d’autant que j’ai marché 10 km avec de bonnes averses !

Mais j’ajoute quand même :

Une bonne journée comme ça, ça permet de mieux apprécier l’été et le soleil !

Et là, les réactions sont immédiates :

Ah ben non, moi le ciel bleu et le soleil tous les jours ça m’irait bien !

Ah ben non, moi je reviens d’une semaine au soleil, j’y serai bien restée !

J’ai senti que ce n’était pas la peine d’aller plus loin …

Il n’y a peut-être qu’une seule manière de comprendre, c’est l’expérience (encore une fois !).

Un été peut en cacher un autre

Je suis parti en Nouvelle-Zélande un mois de novembre, avec un été à rallonge en Bretagne avec du soleil jusque fin octobre (si si !).

Arrivée en Nouvelle-Zélande, c’est de l’autre côté, hémisphère sud, donc c’est le début de l’été.

Donc on a enchaîné deux étés !

Encore « mieux », deux ans plus tard, après avoir passé l’été là-bas, nous sommes revenus deux mois en France pour l’été (en France !) et nous sommes repartis pour le printemps en Nouvelle-Zélande, enchaînant ensuite avec l’été.

Donc presque trois étés d’affilée !

Et bien, je me suis rendu compte finalement que je me lassais presque des belles journées, j’étais blasé, j’étais habitué, c’était devenu normal !

En fait, je manquais de référence, de contraste pour apprécier à leur juste valeur les journées ensoleillées.

Je l’observe aussi chez les nomades digitaux (ceux qui travaillent et voyagent tout le temps).

Ils sont le plus souvent à la recherche du soleil, de l’été permanent, se déplaçant dans le monde pour suivre le soleil estival.

Et on remarque tout de suite les autres qui viennent du « froid », parce que quand ils arrivent, ils montrent leur appréciation de l’été, du soleil, de la chaleur …

Une bonne douche froide

Faire l’expérience du contraire de notre préférence permet de mieux apprécier ce que l’on a au quotidien.

Le ballon d’eau chaude est en panne ?

Que de l’eau froide pour la douche (ce qui a de nombreux avantages aussi !) ?

Aïe aïe aïe !

Mais je vous garantis que quand l’eau chaude va revenir vous allez l’apprécier grandement !

Grève des transports ?

Pas de trains, de métro, de bus pendant des jours ? des semaines ?

Quand ça a repris normalement, je suis prêt à parier que vous aviez beaucoup plus de gratitude pour les transports, n’est-ce pas ?

Une bonne crève, cloué-e au lit ?

Quand vous allez retrouver la forme, vous allez beaucoup plus apprécier être en bonne santé, n’est-ce pas ?

Un confinement de plusieurs semaines ?

Vous allez l’apprécier la liberté de mouvement ensuite, n’est-ce pas ? 🙂

Encore le mental qui vous piège !

Les publicités nous font rêver avec les plages, le ciel bleu, mêmes les agences immobilières retouchent les photos des maisons pour mettre du ciel bleu pour mettre « en valeur » les biens !

Mais c’est souvent la quête d’un fantasme !

On nous fait croire que c’est « ça » l’idéal, le but à atteindre, « c’est ce qu’il vous faut ! ».

Donc on est dans notre tête, on imagine, on fantasme cet idéal et on n’apprécie plus ce qu’on a ici et maintenant, on se dit que ça ne sert à rien, c’est du temps perdu.

Je suis sûr qu’il y a des choses que vous appréciez pour les journées de froid : se blottir sous une couverture sur le canapé, partager une boisson chaude, se promener et sentir l’air froid sur votre visage, allumer un feu, …

La nature a un rythme, des saisons, la vie est en expansion, se contracte, puis en expansion encore, comme une respiration.

La vie c’est pareil.

Il y a des cycles, des périodes où tout s’ouvre puis des moments d’introspection où l’on prend le temps de se retrouver, de se poser des questions plus profondes.

Les deux sont utiles, et c’est important d’apprendre à apprécier chacune des phases.

Chacune a son utilité, comme la pluie a son utilité sauf si vous n’aimez pas les arbres, les fleurs, les fruits, les légumes ou de l’eau à votre robinet :-).

On s’élève, vous me suivez ?

Et si dans la vie, même ces moments que vous n’aimez pas avaient leur utilité ?

Les périodes sombres, les périodes difficiles, les crises que vous avez traversées tant bien que mal (voir mon guide de survie).

Et si tout cela avait un sens ?

Bien sûr, ce serait encore mieux si on le comprenait d’emblée plutôt que d’attendre parfois des années pour y voir plus clair.

Mais votre expérience de vie vous a probablement montré que c’était le cas.

Qu’il y avait une utilité à ces expériences !

Grandir, évoluer, libérer, lâcher prise, guérir, …

Combien de fois les personnes me disent cela après un divorce, une maladie, un licenciement, …

Elles en arrivent à ressentir de la gratitude pour ces expériences !

De là à dire que tout est parfait au final, il n’y a qu’un pas (ou un article) !

Prêt-e à aller plus haut encore ?

Parce que là, on ne parle que de notre petite pomme mais si on regardait le pommier ?

Si on regardait notre expérience collective et ses expériences difficiles ?

La plupart du temps, cela se joue à une échelle de temps différente, on ne parle plus de journée de pluie, on ne parle plus de saison estivale, on ne parle plus d’années mais peut-être de décennies ou de siècles.

Et si ces expériences collectives avaient aussi un sens, une utilité ?

Pour grandir, évoluer, libérer, lâcher prise, guérir … non plus individuellement seulement mais collectivement ?

Faire évoluer les mentalités, faire la paix avec le passé, lever les barrières vers plus de liberté, lâcher prise avec le superficiel et mieux respecter l’essentiel, …

Mais les choses s’accélèrent, vous avez remarqué ?

Regardez comme le monde était différent il y a 4 semaines seulement !

Regardez aujourd’hui, c’est 1,7 milliards d’êtres humains qui sont confinés !

Le monde se met en pause

Comme si on était allé trop loin et qu’il était temps de se poser une seconde.

Comme si la Nature nous disait : « Stop ! Respirez un coup pour voir !? ».

Lever la tête du guidon et voir où on va, individuellement mais surtout collectivement.

Et plutôt que d’attendre des décennies voire des siècles pour comprendre l’utilité, on peut dès à présent ressentir de la gratitude, oui vous avez bien lu, de la gratitude pour tout cela, en sachant que tout cela a un sens MÊME si on ne le comprend pas encore.

Et ensuite on peut se poser des questions :

Quelle nouvelle version collective de nous-même voulons-nous créer ?

Qui la vie nous invite-t-elle à être individuellement et collectivement ?

Ou pour faire plus simple :

Qui sommes-nous ?

– Jean-Philippe

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10 commentaires

  1. Merci Jean-Philippe, c’est exactement mes pensées de ce matin après ma méditation….Remerciez pour les prises de conscience collectives qui seront…..
    Mille Mercis pour ces éclairages qui nous font partager notre expérience Humaine dans sa Grâce Absolu….
    Vos messages me donnent toujours le Sourire……
    Que Dieu Vous Bénisse
    Portez Vous bien
    Marie

  2. Bonjour à tous,
    tout a un sens, rien n’arrive par hasard.

    Pour ma part, c’est vrai, j’ai fini par le prendre comme une invitation.
    « éh toi, t’arrête tout et tu te calme ok !!? T’as pas encore compris que tout ce à quoi tu te raccroche ça fini par t’être enlevé car tu ne te raccroche pas à la bonne chose ? Tu sais de quoi je parle ne fais pas semblant!! »

    « Observe… ça te fait quoi ? Non, non, pas les pensées qui te viennent, va plus loin… ces pensées là elles ne t’appartiennent pas, m’embête pas avec ça. Va plus loin.
    Voilà que tu chantonne maintenant, ah oui tu te met à danser aussi… Une bougie… soit. Tu as envie de fumer à présent ? Voilà autre chose, tu veux manger… mais t’as même pas faim ! ok pourquoi pas.

    Bon ça y est t’arrête de fuir ?!!  »

    quand j’ai réussi à taire mon mental tant bien que mal grâce à certaines pratiques, j’ai ressenti c’est vrai une profonde… paix.
    Entre autre expériences que je me suis ouverte,
    je me suis observé, mes ressentis, mes réactions, mon personnage, mes interactions etc…. Puis certaines choses se sont progressivement ajouté à l’expérience, non ce n’est pas le terme, c’est plutôt « fondu » à l’expérience. Ce fut mes proches, puis des moins proches, puis d’inconnus, puis de la ville Tout ça mêlé aux sciences, aux religions, aux politiques, à l’histoire etc.
    Les différentes réalités connu par moi même car c’est MON expérience.

    etc…Bon à la fin je ne vous dis pas où je me suis retrouvé sinon je vais faire un roman.

    Mais oui, le déchirement devient gratitude. Et oui c’est une invitation personnelle et collective à mon sens.
    Chacun dans son chemin,
    dans son ici et maintenant,
    apporte sa vibration au collectif… et tout l’impact va bien au delà à mon sens que nous même mais l’inverse s’avère juste aussi pour moi car ça va bien au delà du collectif, c’est notre individualité. L’un ne va pas sans l’autre.
    Est ce que cela a une importance ? à moi de voir.

    Merci pour ton inspiration jean Philippe,

  3. Le changement collectif, c’est que présente la canalisation de Sylvain Didelot dans sa traduction en livre : « Terr2. Quand la Conscience change toutes les règles ».
    Quel monde magnifique, donc quel espoir !
    Merci pour toutes vos suggestions de mouvements d’évolution.
    Belle journée.

  4. Merci Jean Philippe, j’adhère totalement, et je crois profondément que ce que l’on vit actuellement va nous ramener à l’essentiel
    Belle journée à tous

  5. Gratitude…grâce a toi et l’équipe des insoumis, les expériences vécues avec vous , ont contribuées, faisant suite à tout mon vécu…à me sentir chaque jour centrée sur la conscience, cette expérience que nous vivons va je l’espère apporter le changement dans notre monde.
    Merci à toi pour tes partages qui raisonnent toujours en moi.
    Belle journée sous le soleil ou la pluie??☀️??

  6. Quelle joie de vous lire Jean Philippe aprés avoir dévoré les 3 tomes de Conversation avec Dieu il y a quelques années….tout ce que vous dites à du sens pour moi et je suis entrée en partie dans ce nouveau monde auquel j aspire et que je réve bien sûr….il me faut encore parfois purifier le foyer de mes pensées….en même temps j ai conscience que je ne suis pas toujours centrées avec mes pensées..
    Au début du confinement j ai exprimé beaucoup de coléres et de frustrations…fallait pas toucher à ma liberté!!! Je ne me rendais pas compte en fait que je n étais pas libre…à quel point j étais conditionnée moi aussi par un tas d habitudes…aujourd hui j apprécie ce calme intérieur et extérieur et aimerais presque que le confinement se prolonge si je n étais pas impatiente d aller cultiver mon futur jardin?

  7. Bonjour Jean Philippe

    J’apprécie beaucoup vos courriers!Merci!!
    Je tenais à dire que je suis totalement en accord avec ce que vous dites!Je m’étais déjà fait ces réflexions!En effet,quand on a la tête dans le guidon on a tendance à perdre de vue le sens de la vie de nos vies!!La Planète nous envoie un message!Le coronavirus est le symptôme!Un mal pour un bien!!Il est vrai que l’Humain est têtu!Souvent il attend d’avoir le nez dans la m…e pour réagir!!Je me suis dit également,que personnellement je ne vivais pas pleinement les moments que je désire très fort en ce moment!Un simple restaurant avec amis,un repas de famille,cinémas,spectacles!Liberté d’aller où je veux quand je veux!Je sais,que ça je ne l ‘oublierai pas quand tous ces moments pourront être revécus!
    Ce sera pleinement!Une leçon de vie!!!!De plus ce temps magnifique et obligé de limiter les sorties est très frustrant!!On dirait qu’il vient nous narguer!!La planète est contente de cet arrêt sur image!Je le vis de mieux en mieux!!!
    Cordialement

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