Une histoire (vraie) de pardon

On a tous des choses à se pardonner et à pardonner aux autres.

Petites, grandes, légères ou plus lourdes, …

Nous sommes tous humains, nous faisons des erreurs, des maladresses, pour de bonnes ou moins bonnes raisons.

Le développement personnel et la spiritualité abordent souvent le pardon, de Nelson Mandela à la méthode Ho’oponopono (désolé, pardon, je t’aime, merci), et expliquent leurs bénéfices.

Le pardon guérit.

Le pardon libère.

Pardonner c’est libérer un prisonnier et découvrir que le prisonnier c’était toi-même.

Lewis B Smedes

Alors plutôt qu’une longue explication, je vous partage un récit qui illustre très bien cela à mon sens, j’en ai même eu des frissons quand je l’ai lu (source).

En voici une traduction libre :

Comment vous sentiriez-vous vis-à-vis d’un adolescent qui a décidé de lancer une dinde congelée de 9 kilos depuis une voiture roulant à grande vitesse directement dans le pare-brise de la voiture que vous conduisiez ?

Comment vous sentiriez-vous après avoir enduré six heures de chirurgie avec des plaques métalliques et d’autres accessoires pour reconstituer votre visage, et après avoir appris que vous subirez encore des années de thérapie avant de revenir à la normale – et que vous avez eu de la chance de ne pas mourir ou souffrir de lésions cérébrales permanentes ?

Et comment vous sentiriez-vous après avoir appris que votre agresseur et ses copains avaient la dinde en premier lieu parce qu’ils avaient volé une carte de crédit et étaient partis faire des achats stupides, juste pour s’amuser ?

Il y a de fortes chances que vous n’ayez pas entendu cette histoire.

Cela a eu lieu à Long Island à New York l’automne dernier [NdT: en 2005] et n’a pas fait les titres. C’est le genre de crime affreux qui pousse les politiciens au pouvoir à promettre de sévir contre le crime.

C’est le genre de chose qui incite les législateurs à vouloir être le premier à présenter un projet de loi qui ajouterait des sanctions renforcées pour l’utilisation de volailles congelées dans la perpétration d’un crime.

Le New York Times a cité le procureur disant que c’était le genre de crime pour lequel les victimes trouvaient qu’il n’y avait pas de sanction assez sévère.

« La mort ne les satisfait même pas », a-t-il dit.

C’est ce qui rend ce qui s’est réellement passé si inhabituel.

La victime, Victoria Ruvolo, une ancienne directrice d’une agence de recouvrement de 44 ans, était plus intéressée à sauver la vie de son agresseur de 19 ans, Ryan Cushing, qu’à réclamer n’importe quelle vengeance.

Elle a harcelé les procureurs pour obtenir des informations sur lui, sa vie, comment il avait été élevé, etc.

Elle a ensuite insisté pour lui proposer une remise de peine. Cushing pourrait purger six mois dans la prison du comté et être en probation pendant 5 ans s’il plaidait coupable de voies de fait au deuxième degré.

S’il avait été reconnu coupable de voies de fait au premier degré – l’accusation la plus appropriée pour le crime – il aurait pu purger 25 ans de prison, puis finalement retourner dans la société en tant qu’homme d’âge moyen sans compétences ni perspectives.

Mais ce n’est que la moitié de l’histoire. Le reste, ce qui s’est passé le jour où tout cela s’est joué au tribunal, est la partie vraiment remarquable.

Selon un compte rendu dans le New York Post, Cushing se dirigea prudemment et avec hésitation vers l’endroit où Ruvolo était assise dans la salle d’audience et murmura des excuses en pleurant :

« Je suis vraiment désolé pour ce que je vous ai fait. »

Ruvolo se leva alors, et la victime et son agresseur s’étreignirent en pleurant.

Elle lui a caressé la tête et lui a tapoté le dos pendant qu’il sanglotait, et des témoins, y compris un journaliste du Times, l’ont entendue dire :

« C’est bon. Je veux juste que vous viviez votre vie du mieux que vous pouvez. »

Selon des témoignages, des procureurs endurcis, voire des journalistes, étouffaient des larmes.

Si je vous partage ce fait divers, ce n’est pas tant pour vous aider à comprendre ce qu’est le pardon, mais pour que vous écoutiez votre ressenti.

Prêtez attention.

Comment vous sentez-vous ?

Soulagé-e ?

Détendu-e ?

Inspiré-e ?

Si jamais vous sentez des larmes monter, laissez les sortir, il y a probablement quelque chose qui résonne en vous et qui a besoin d’être libéré, profitez-en.

Car autant l’actualité chargée de nouvelles négatives peut nous plomber, autant ce genre de récit peut nous inspirer, nous élever, nous faire ressentir une vague libératrice à l’intérieur.

On aurait tort de s’en priver n’est-ce pas ?

Cela pourrait aider quelqu'un ? Partagez cet article ...

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Oui, nous nous pardonnons notre inconscience. Oui, le pardon nous apaise tous. Alors je me pardonne d’avoir vécu tout ce que j’ai vécu.
    Aujourd’hui, je me vois autrement. Je ressens de la Gratitude. Je suis reconnaissante ❤???????

  2. Très belle histoire pour illustrer le pardon.
    Nous avons dans nos vies des occasions multiples de pardonner, de SE pardonner; ça ne veut pas dire accepter la douleur et la subir mais c’est plutôt SE libérer de la douleur…
    PARDONNER❤?❤est libérateur

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