T’as juste à « être », bon sang !

(Article rédigé au milieu de mes vacances et enfin publié !)

Journée de congé frustrante avec mes filles : beaucoup de route, du monde partout, pas possible de se garer et de visiter quoi que ce soit …

Moi qui pensais qu’en faisant du camping chez l’habitant au fin fond de l’Auvergne, je serai tranquille

Que nenni ! 🙂

Je trouve une autre idée, mais les filles commencent à râler, disent qu’elles veulent rentrer …

Après deux heures dans la voiture, je sens la frustration atteindre un niveau d’alerte alors je décide du retour au bercail plus tôt que prévu !

Je prends une douche pour me rafraîchir et je me pose dans une chaise longue pour lire, les filles jouent dehors.

Quand soudain, dans le calme, la réponse me vient : tout ce que tu as à faire, c’est être.

Je souris, je me sens soulagé.

Je me rends compte alors que je suis pris dans la course des vacances : visiter, la peur de ne pas profiter, trouver des activités, FAIRE des choses !

Et du coup, je m’expose à tout ce que je voulais éviter justement : le monde, le stress, la pression !

« Bravo » Jean-Philippe !

J’étais (re-)tombé dans le piège du « faire ».

Je décide de lâcher prise

Cette semaine de camping sera tranquille, au calme, juste à profiter de l’endroit et des conversations avec les hôtes et les autres campeurs : du gaperon aux mooncups, en passant par le chamanisme ou les autres dimensions, …

Les soirées sont animées sous des cieux magnifiquement étoilés !

Pas la première fois, probablement pas la dernière !

Depuis plus d’un an, je ressens régulièrement cette pression du « faire » notamment professionnellement : créer une nouvelle formation, proposer de nouveaux webinaires, mener des ateliers, faire des coachings de groupes, écrire plus d’articles …

J’ai plein d’idées, mais ce n’est pas toujours clair, j’ai l’impression que ce n’est pas le moment, j’ai l’impression à la fois de faire comme les autres et en même temps vouloir faire différemment, je me perds dans la manière …

Je me dis que je me trouve des excuses, que je suis fainéant, je laisse mon mental turbiner et me juger.

Ça me travaille, ça me stresse, je me compare beaucoup et les événements de 2020 renforce en moi cette pression qu’il faut que je fasse « quelque chose », sans savoir pour autant quoi.

J’ai enchaîné les lectures pendant le confinement, les prises de conscience, des révélations un peu en accéléré, avec de nouvelles questions qui émergeaient et la recherche de réponses ensuite.

C’était un mélange de clarté nouvelle et de bazar dans ma tête, tout n’était d’ailleurs pas encore assimilé ni intégré.

Cela se ressentait dans ce que j’écrivais, c’était laborieux, je m’épuisais …

J’ai décidé alors de garder tous ces brouillons d’articles de côté et de revoir ça plus tard.

Les semaines passent et mon regard se porte à nouveau sur le monde extérieur : les uns font ci, les autres font ça.

Le doute revient à nouveau.

Et moi, qu’est-ce que je dois faire ?

La pression du « faire » revient encore plus forte qu’avant : faire, faire, faire !

C’est comme une vague qui revient régulièrement et qui m’emporte plus ou moins fortement.

Les réponses sont toujours là … et reviennent

La difficulté, très souvent, c’est de prendre conscience de ces vagues.

C’est comme être au bord de la mer, les pieds dans l’eau, face à la plage, et les vagues arrivent dans votre dos.

Elles cassent derrière vous et vous ressentez cette poussée d’un seul coup, sans prévenir ou presque, et vous vous demandez ce que c’est.

Prendre conscience des vagues, c’est simplement se retourner et faire face aux vagues, les regarder arriver et se casser et sentir qu’elles créent ensuite ce courant qui vous emporte.

On peut alors décider de faire bloc, plonger en dessous ou bien les surfer :-).

A partir du moment où j’observe comment je me sens, je prends conscience de cette pression, de cette tension en moi et les réponses viennent aussitôt, sous différentes formes.

Un livre, une conversation, une vidéo, …

« Etre ».

Une simple phrase, dans un échange :

Parfois, tout ce qu’il y a à faire, c’est « être ».

Et hop, soulagement immédiat, fini de courir dans la roue de hamster.

Et je souris parce que je le sais. C’est l’un des messages centraux des livres de Neale Donald Walsch : le point de départ c’est « être ». Viennent seulement ensuite « faire » et « avoir ».

Je le sais intellectuellement, je l’ai expliqué maintes et maintes fois, mais encore en pratique, parfois, j’oublie …

Et quand cela revient, c’est comme si cette réponse me souriait avec beaucoup de bienveillance :

« Petit rappel, Jean-Philippe ! »

Avec le smiley clin d’œil qui va bien à la fin … 😉

A chaque fois, je me sens soulagé, je lâche prise et je me rends compte de l’impact sur moi et sur les autres.

Car en étant connecté à son état d’être, on fait résonner chez les autres leur propre état d’être, on les reconnecte ainsi à eux-mêmes.

Je décide d’écrire cela dans mon journal, les questions que je me pose, les pensées que j’ai, les doutes sur mes articles restés en brouillon.

Et les réponses viennent.

Pour mes articles, par exemple, je les ai écrits à partir de mon mental.

Je m’étais mis dans la tête qu’il fallait que je résume mes lectures, mes compréhensions, les liens entre les sujets …

Mais ce qui m’apporte de la joie quand j’écris, c’est quand je partage mon expérience, mon ressenti, et que justement je sors du mental.

Je me forçais à écrire une dissertation d’histoire-géographie alors que ce que j’aime, c’est raconter mes vacances :-).

Forcément, ça coince !

Et vous, aujourd’hui, que voulez-vous faire ?

La meilleure chose, c’est peut-être justement de ne rien faire … et d’être.

De revenir à l’intérieur, d’écouter, de ressentir ce qui est juste pour vous, ici et maintenant.

De cultiver ce monde intérieur, d’y être présent encore plus.

D’explorer ce qu’il se passe pour vous, de vous poser les bonnes questions, de poser les bonnes intentions, pour dénouer ce qui bloque, dissoudre les tensions et retrouver une sérénité sur votre chemin.

Et peut-être que de cet état d’être, vous ressentirez l’élan, l’impulsion, l’envie du cœur de passer à l’action et vous saurez, cette fois, que c’est juste.

Cela pourrait aider quelqu'un ? Partagez cet article ...

18 commentaires

  1. Copier Coller..Jean Philippe..
    Je fais
    Je dois
    Pendant de trop longues années

    Et de belles théories empreintees aux autres et que je  » faisais »miennes

    Des yeux pour mieux voir
    Des oreilles pour mieux entendre
    Des bras pour mieux envelopper
    Et la vraie Vie qui nait
    Plus celle du paraître être bien, au top
    Non celle avec ses Hauts et ses Bas
    La Vie qui circule

  2. Bonjour Jean-Philippe… juste ces quelques mots pour te dire comment je me suis reconnue dans les tiens !
    Encore et encore les mêmes vagues qui me cueillent dès que j’oublie de me connecter ?
    Merci et belle journée ?
    Dominique (Bourgogne)

  3. Jean Philippe, votre message ne pouvait pas m’arriver à un meilleur moment ! J en ai profité pour relire votre lien sur le lâcher prise ! Grâce à ce que je viens de lire mon coeur est soulagé de cette pression et « ma tête » plus légère. Être, tout simplement.
    Un énorme MERCI et que votre journée soit belle ! !

  4. Bonjour Philippe
    Vivre que par son existence, car on a eu l habitude d etre toujours en action,c est pas facile!
    Mais les événements, venus sur mon chemin,fratures de cheville gauche,puis dc de mon fils aîné, confinement et de nouveau, frature de cheville droite…tout ça m interpelle, à savoir quel enseignement en tirer?
    Je ne fais que m arrêter sur moi même, vivre que pour moi,je m ennuie,le désespoir, la déprime me guettent….
    Avec toutes ces souffrances,il ne me reste plus que de m abandonner à DIEU, IL fera de moi de ce qu IL en voudra……
    Merci,pour vos messages de lumière que je recois.

  5. Bonjour Jean-Philippe,
    Je prends le temps de vous répondre pour satisfaire l’être et pas le faire ?
    Bien sûr nous savons que c’est cela qui importe et malgré tout nous nous laissons emporter…
    Je suis sophrologue, bien placée pour le «savoir »…
    Je reçois des mails de nombreux coach mais je lis rarement jusqu’au bout. Par contre les vôtres sont authentiques, inspirants parce que vous partagez votre « expérience, ressenti, et que justement vous sortez du mental ». En cela et dans votre manière d’être et de faire, vous êtes unique. C’est votre énergie qui est différente, peut être pas vos offres de service. Juste proposez à partir de votre expérience et de qui vous êtes.
    Au plaisir de vous lire.
    Bien cordialement, Dominique

  6. Oh ! c’est chouette ! Je viens juste de décommander un pique-nique , car j’ai réalisé que j’allais encore me disperser…Or, je ressens que je dois juste me poser aujourd’hui….
    On vient de me demander au tél, ce que je « faisais » pour « soigner » les gens. Quelle méthode, quelle formation, etc… Et, il y a moins d’une heure, j’ai répondu : « simplement, en me centrant sur la Divinité, être en cette présence, sans artifice » ETRE, ne rien faire !  »
    Quel clin d’oeil ! Merci Jean-Philippe pour tes échanges humbles et sincères. !

  7. Avant de lire cet article je me suis pas mal activée… J’étais dans le faire avec l’envie de me poser ! Du coup merci pour cette invitation qui me permet d’être ! Juste en présence de moi même et du silence trop rare, qui est là dans cet instant. Je le savoure, je l’intègre et me permet cette pause qui repose ! Bon dimanche à vous Jean Philippe et merci de votre chemin qui passe juste à côté du mien depuis de longues années !
    Béatrice

  8. Bonjour Jean-Philippe,

    En lisant cet article, voici la vidéo et le « concept » qui me vient pour partager:

    https://www.youtube.com/watch?v=VKQhoQzObSU les 3 matrices (Isabelle Padovani)

    De par mon expérience et la « compréhension » qui m’apparaît, notre mental= égo et la peur nous enferment dans la première matrice. Au travail pour « être » et vivre dans la 3ème et… ÊTRE!!!
    Gratitude pour tous ces articles et messages!!!
    Semons l’Amour et la Gratitude, pavons notre chemin d’Amour et de Gratitude dans chaque aspect et « action » de notre vie, chaque jour! Créons le monde dans lequel nous souhaitons vivre! « Soyons le changement que nous voulons voir dans ce monde! » Gandhi
    Muriel

  9. Tellement juste !!
    Je suis perdu dans un tourbillon de pensées.? .. j’ai pleins d’envies , pleins d’idées , mais … comme si quelque chose me retenais ! Je sais très bien que ses sont les peurs ! Mon mental ! Le regard de l’autre , la peur du jugement !
    Bien sûr , je sais tous ça … je lis beaucoup , j’apprends , et je comprends, mais … toujours cette petite voix dans la tête qui le dit de rester à faire ce que j’ai toujours fait ?
    Et pourtant, en étant nous mêmes, en enlèvent ce masque social sur l’on s’est fait ., toutes ces barrières que l’on nous a imposées…. on est des etres tellemnt plus beaux , plus lumineux ?
    Être Juste Là??☺️

  10. Waouh, tout simplement
    Je me pose beaucoup de questions sur ce que je dois faire pour retrouver des clients, développer mon activité, me faire connaitre après cette crise politico-sanitaire …
    J’ai maintenant la réponse grâce à toi. JE DOIS ETRE. C’est tout simple finalement mais j’ai encore des blocages apparemment… j’y travaille !!
    Merci infiniment pour cette prise de conscience.
    Bonne rentrée à toi et à tous

  11. Waouh!!! Merci du fond du coeur Jean-Philippe!!! En ce moment la vie me demande d Etre vraiment Moi et j ai la trouille! ?

    Merci pour tout tes partages!
    Tu m’aide à avancer sur mon chemin!

    Mille merci! Bisous!
    Et prends soin de Toi .

    Lilou

  12. Merci Jean-Philippe,
    Cet état de conscience que le faire n’est pas le plus important, à la retraite, depuis ces deux années c’est la première fois de ma vie que je fais ce que je veux, être, juste, être ….je ne peux m’inscrire à des activités, remplir mon agenda est impossible pour le moment, je savoure cet état de laisser la vie arriver, cadeaux, cadeaux, qui arrivent chaque jour, et lorsque rien n’arrive, la solitude me ressource, c’est la vie !
    Bonne rentrée, bisous,
    Colombe

    1. Bonjour,
      Ma grand mère s’appelait Colombe. Elle est décédée quand j’étais très petite et ne l’ai pas connue.
      Je m’intéresse à la spiritualité depuis quelques années. On me dit qu’elle veille sur moi. Je vois alors des messages comme le votre. Ils tombent bien dans mon existence actuelle pour que je change. Je vous remercie pour votre message de ce jour . ??
      Françoise

  13. Bonjour,
    Je lis tous les jours avec intérêt vos mails.
    Ce jour, il me touche vraiment au sens figuré ; je suis sur mon canapé, bloquée du dos.
    Je suis consciente que j’ai besoin d’être ; mais je n’y parviens pas avec 1 mari qui est toujours dans le faire et m’entraîne avec lui malgré mes freins et mes dires.
    M’affirmer d’avantage, sinon je ne trouverai jamais un bien-être et faire quelque chose d’interessant par la suite.
    Merci pour le partage de vos vacances ; un exemple concret à suivre.
    Françoise

  14. Tout à fait ok
    Ce besoin de réaliser constamment comme si ..on allait louper quelque chose d’important,
    passer à côté de sa réalisation..
    mais à en avoir peur, on courre droit dedans..
    Être , mon cher être..que c’est bon de t’écouter
    et vivre l’éternel présent..
    Merci pour cette lettre

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