Juge intérieur, par ici la sortie !

(Pas besoin de comprendre l'anglais pour ressentir ...)
(Pas besoin de comprendre l’anglais pour ressentir …)

Réveil de mauvaise humeur ce matin …

J’émerge doucement, j’éteins le réveil et mon cerveau se met à ruminer aussi sec.

Le hamster, dans sa roue, a déjà une bonne foulée comme s’il avait commencé avant le réveil !

J’ai l’impression d’avoir la tête dans un nuage noir.

Je me surprends à « ralouiller », à grommeler.

Mon énergie est basse, vous l’imaginez.

Des débuts de journée comme celle-là, j’en ai depuis longtemps.

J’attendais que ça passe, ou que quelque chose d’extérieur m’aide à changer mon humeur, parfois jusqu’au lendemain.

Mais j’essaie d’avoir une démarche plus proactive désormais :-).

Je prends donc un moment pour m’observer, à l’intérieur.

Je prends conscience de cet état et surtout des pensées qui trottent dans ma tête.

Mon mental est comme un sniper sous stéroïdes !

Dès que mon attention se pose sur quelque chose, il se met à générer des pensées négatives.

  • « Pourquoi ça, ce n’est pas rangé ? »
  • « C’est quoi tout ce bruit dehors ? »
  • « Ah mince je n’ai toujours pas fait ceci ou cela … »

Bref, ça tire à vue et avec munitions illimitées !

Je juge à tout va, tout et n’importe quoi.

Et la prise de conscience, dans l’instant ne m’aide pas.

Je commence à ME juger pour avoir tous ces jugements.

Un comble !

Cela ne correspond pas à qui je pense être alors je commence à résister, à les éviter, à les rejeter :

« Je ne devrais pas penser cela ! »

Et si vous avez déjà essayé cela, vous vous êtes peut-être déjà rendu compte à quel point cela … ne marchait pas :-).

En fait, c’est essayer de transformer la situation au même niveau d’énergie, avec le même niveau de vibration.

Certains parleraient d’un niveau d’énergie du monde de la 3D, du monde de l’illusion, du mental tout puissant.

Einstein disait :

On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de pensée que celle qui l’a créé.

Si j’essaie de rejeter une pensée qui est dans le rejet, je reste au même niveau.

Et je peux rester bloqué dans ce niveau.

C’est comme une personne A qui fait du mal consciemment ou inconsciemment à une personne B et la personne B va chercher à résoudre la situation en faisant du mal à la personne A, pensant que ça ira mieux ainsi.

Bien sûr, cela repose par ailleurs beaucoup sur ce qu’on qualifie (juge ? 🙂 ) de « mal ».

Si vous voulez explorer ce sujet en particulier, je vous conseille la série Game of Thrones ou simplement l’actualité :-).

Juger c’est séparer

Vous l’avez compris, à vouloir lutter contre, on s’épuise et on renforce le problème plus qu’autre chose (j’en ai déjà parlé ici).

On peut arriver à gérer ces pensées pour ne pas impacter le monde extérieur mais notre monde intérieur, lui, reste quand même impacté !

En fait, la pensée qui bloque, c’est souvent que ces pensées de jugement ne « devraient pas être là ».

Et il y a du vrai là-dedans.

Juger c’est comparer et donc séparer.

Soit on se croit meilleur et ça ne fait que renforcer notre ego. Mais pour lui ça ne sera jamais assez et il en redemandera encore plus. Cercle vicieux en vue !

Soit on se croit moins bien et on se prive d’amour pour soi-même. On se déconnecte encore plus de cet amour inconditionnel, de cet amour divin, tout autour de nous paraît « mieux » et c’est … le cercle vicieux également !

Dans les deux cas, ça ne mène à rien de bon.

Ces pensées ne sont pas aidantes, dans le sens où elles ne nous élèvent pas, en terme d’amour pour soi, d’énergie, ou de vibration.

Ok ? mais comment faire alors ?

Décrochage !

La solution est plutôt contre-intuitive.

Au début de l’aviation, beaucoup de pilotes sont morts à cause du phénomène de décrochage.

Pour faire simple, si je montre trop vite, si je tire trop sur le manche à balai, les ailes n’arrivent plus à porter l’appareil et ce dernier décroche, il bascule en avant violemment et pique du nez.

Le jour où mon instructeur de vol à voile (planeur) m’a annoncé qu’on allait voir le décrochage, j’ai évité de trop manger le midi …

On a pris de l’altitude, on a sécurisé la zone, et il me dit de décrocher …

Gloups !

Je commence à tirer sur le manche, le planeur se met à trembler comme une voiture qui s’apprête à caler et … vlan !

Je ne vois plus l’horizon devant moi mais les maisons et les champs tout en bas au sol !

Le réflexe à ce moment-là, c’est de tirer sur le manche pour remonter puisque c’est comme ça qu’on appris à piloter !

Sauf que tirer sur le manche en plein décrochage prolonge le phénomène de décrochage … et si on ne fait rien, on atteint le sol mais pas de manière gracieuse …

Bien sûr, l’instructeur reprend la main.

Et au lieu de tirer sur le manche pour remonter le nez de l’appareil, il a poussé le manche à fond !

Résultat ?

L’avion reprend de la vitesse, les ailes retrouvent de la portance et il peut donc doucement tirer sur le manche cette fois pour revenir à l’horizontal.

Ouf !

Complètement contre-intuitif, et pourtant !

Imaginez le premier pilote qui a essayé ça ! Chapeau !

A quel niveau alors, Albert ?

Donc si au lieu de rejeter ces pensées de jugement, je commençais par accepter qu’elles soient là ?

Après tout, je suis humain, je vis dans un monde de dualité, y’a le jour, y’a la nuit, … faut faire avec, puisque c’est là, présent !

Oui, c’est une pensée différente de celle que j’aimerais avoir, peut-être que je ne suis pas d’accord avec cette pensée mais toutes ces pensées peuvent co-exister.

Et je peux continuer à m’aimer malgré ces pensées.

Je peux même aimer cette partie de moi, ce juge intérieur qui génère toutes ces pensées.

En faisant ainsi, je m’élève à un autre niveau, celui du cœur, celui de l’amour inconditionnel, de l’unité, celui du monde de la 5D.

Aujourd’hui, plus que jamais peut-être, cela ressort dans nos vies, à titre individuel et collectif.

La raison est simple.

C’est pour qu’on en prenne conscience !

Et qu’on puisse ré-apprendre à aimer tout ce qui est, à sortir de cette idée de séparation et à nourrir cette unité !

On remet ça ?

Voici la rediffusion audio de la méditation guidée en direct à propos du juge intérieur :

La méditation proprement dite commence à la minute 5.

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